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Pouvoirs / Contrat militaire / 06/01/2025

Dassault ne parvient pas à vendre le Rafale à l'aviation marocaine

Au moment où Éric Trappier, le patron de Dassault-Aviation, s'apprête à remplacer Charles Edelstenne à la présidence du Groupe Industriel Marcel Dassault, la holding de la famille Dassault, il essuie un échec commercial majeur. Le Maroc vient de renoncer à s'équiper du Rafale F4 préférant le F-16 américain à un prix bien moindre. Pourtant, à la fin de l'été, Éric Trappier, à l'occasion de la signature d'un contrat avec la Serbie, avait laissé envisager la conclusion d'un tel accord avant la fin de l'année 2024. En dépit du voyage présidentiel au Maroc cet automne, des multiples interventions de la Direction générale de l'armement et du président de la République, Rabat a renoncé à cette acquisition dont le montant représentait un effort financier estimé à 2,6 milliards d'euros. Les discussions n'ont pas seulement achoppé sur la question du prix et du financement, même si les 24 F-16 neufs vont être acquis pour seulement 1,6 milliard d'euros. Le royaume chérifien a souhaité maintenir sa volonté de varier ses partenariats militaires en conservant une place pour les États-Unis, comme il y en a une aussi pour Israël. De surcroît, les Américains ont très tôt reconnu la légitimité du Maroc au Sahara occidental, alors qu'Emmanuel Macron ne l'a fait qu'au cours de l'été dernier, à un moment où la France n'avait pas de gouvernement.

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