Richard Ferrand peut-il prendre la tête du Conseil constitutionnel ? >
C'est ce 10 février, en principe, que le président de la République, la présidente de l'Assemblée nationale et le président du Sénat doivent faire connaître les noms des trois personnalités qui seront nommées pour neuf ans au Conseil constitutionnel. Sauf surprise, c'est Richard Ferrand qu'Emmanuel Macron a choisi pour succéder à Laurent Fabius à la tête de ce conseil de neuf sages. Titulaire d'un Deug de droit, l'ancien locataire de l'hôtel de Lassay va devoir diriger une institution au niveau le plus élevé de la hiérarchie des normes en droit français. Il va devoir veiller sur le respect de notre Constitution qu'il a critiquée ouvertement il y a quelques mois en regrettant que notre loi fondamentale empêche Emmanuel Macron de se représenter en 2027 jugeant que cette règle « bride la libre expression de la souveraineté populaire » et « corsète notre vie publique ». Sans compter les conflits d'intérêts auxquels il est confronté depuis qu'il a créé sa société de conseil dénommée Messidor et dont l'un des principaux clients est le milliardaire tchèque Daniel Kretínský. Et sans parler, non plus, de l'affaire des Mutuelles de Bretagne, jugée et classée à deux reprises… pour prescription. Il reste à savoir si les parlementaires ratifieront ce choix présidentiel.