Vincent Bolloré victime d'un harcèlement judiciaire >
Depuis que Vincent Bolloré a placé certains des actifs médias qu'il possède au service d'opinions politiques clivantes, il est l'objet d'une vendetta médiatique et politique ininterrompue. Ce qui lui a même valu deux auditions parlementaires (au Sénat et à l'Assemblée) sous forme de procès kafkaïen. Mardi dernier, le 18 mars, un collectif de onze ONG implantées un peu partout en Afrique et à Paris a déposé une plainte auprès du Parquet national financier contre Vincent Bolloré, son fils Cyrille Bolloré, patron du groupe éponyme, et cette société. Les deux griefs sur lesquels repose cette accusation, portée par Antoine Vey l'ex-associé d'Éric Dupond-Moretti, sont le recel prétendu qui sanctionnerait « le profit tiré d'un bien d'origine frauduleuse ». Et un supposé « blanchiment » dans la mesure où la vente de Bolloré Africa Logistics a rapporté au groupe la somme de 5,7 milliards d'euros.
Pour justifier ces accusations, les ONG expliquent que si le groupe Bolloré, présent en Afrique depuis près de cinquante ans, a fait des profits, c'est uniquement en raison de ses liens personnels avec des chefs d'État africains. On oublie les risques pris par Bolloré en rachetant la SCAC à Suez, puis Saga et Delmas-Vieljeux. On fait fi des investissements colossaux et des milliards d'euros investis dans la construction ou la rénovation des ports. On passe sous silence que ces activités étaient cycliques et qu'il a fallu les soutenir dans des périodes difficiles et supporter les pertes. Le reproche, c'est d'avoir entretenu des liens, comme le font tous les patrons avec les autorités locales. Le but, c'est de clouer au pilori un patron parce que c'est un patron, parce qu'il est riche, parce qu'il est de droite, parce qu'il est chrétien et surtout parce qu'il réussit. Drôle de période décidément.