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Pouvoirs / Guerre commerciale / 07/04/2025

La France se fait humilier, une fois encore, à Bruxelles

L a Commission européenne a rejeté, dès jeudi dernier, l'affirmation de la France selon laquelle l'Union européenne répondrait aux soi-disant « tarifs réciproques » imposés par Donald Trump d'ici la fin du mois d'avril. Bruxelles préfère laisser totalement ouvert le champ des possibles sur sa manière de riposter au diktat américain. Paris cherche à imposer l'idée que les services feront partie de la réponse tarifaire de l'UE avec la volonté de cibler les groupes de haute technologie qui sont désormais très proches du locataire de la Maison-Blanche. La porte-parole du gouvernement français, Sophie Primas, a déclaré que la France était « prête pour cette guerre commerciale » et qu'après avoir réagi aux tarifs douaniers sur l'aluminium et l'acier, une deuxième réponse de l'UE serait « probablement » prête fin avril. De leur côté, les responsables de la Commission ont refusé à plusieurs reprises d'exclure des représailles contre les exportations de services américains vers l'UE. Selon les données fournies par Bruxelles, l'Union européenne a enregistré un déficit de 108,6 milliards d'euros dans ses échanges de services avec les États-Unis en 2023. En revanche, elle a enregistré un excédent de 198,2 milliards d'euros dans ses échanges de biens en 2024. La Commission a annoncé qu'elle réagirait simultanément aux droits réciproques et au tarif distinct de 25 % imposé par Trump sur les automobiles. Mais a refusé de préciser la date de cette réponse, bien qu'un responsable ait suggéré qu'elle interviendrait probablement avant la mi-mai. À Bruxelles, on croit encore à la possibilité d'arriver à un « accord équitable » avec Washington alors qu'Emmanuel Macron pousse à une escalade.

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