La chasse est ouverte. >
« Nous devons faire un grand coup de ménage, parce que ce sont à la fois l'équité, la lisibilité et la croissance qui sont en jeu », a répondu ce 16 avril en commission des Finances à l'Assemblée, Amélie de Montchalin, ministre des comptes publics à Charles de Courson, rapporteur général du Budget, qui notait que « les dépenses fiscales progressent plus vite que les recettes ». Son idée ? Supprimer celles qui « soit concernent très peu de ménages, soit ont des rendements très faibles ». « 67 dispositions coûtent moins de 500 000 euros », « des dizaines et des dizaines de niches bénéficient à moins de 10 ou 100 contribuables ». Et « 12 dépenses fiscales rapportent moins de 100 euros à chaque ménage, mais à la fin coûtent aux finances publiques 2,2 milliards d'euros ».