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Pouvoirs / Éditorial / 05/05/2025

« Se reposer ou être libre »

« Citoyens, il faut choisir : se reposer ou être libre. » C'est en s'adressant ainsi aux Athéniens que Périclès a réussi à les faire se battre contre la terrifiante armée de Sparte. Friedrich Merz qui deviendra demain le nouveau chancelier allemand a utilisé, il y a quelques jours, des mots semblables pour inciter les Européens à sortir de la langueur qui les frappe depuis trop longtemps. « Soit l'Europe se lève. Soit elle finira par sortir de l'histoire », a-t-il déclaré un an après qu'Enrico Letta et Mario Draghi ont sonné le tocsin face à la torpeur dans laquelle se com­plaisent les vingt-sept membres de l'Union européenne. Ces propos constituent une bonne nouvelle. D'abord parce que face à l'activisme débordant de Donald Tru­mp, l'Occident doit montrer un autre visage au reste du monde. Et tant mieux si c'est celui du leader de la pre­ mière démocratie européenne. Ensuite parce qu'après un Olaf Scholz à la fois peu charismatique et peu intéres­sé par les sujets européens Friedrich Merz entend bien à la fois redresser l'Allemagne et mettre un coup d'arrêt à l'insupportable bureaucratie européenne qui permet un règne sans partage et sans ambition d'Ursula von der Leyen. Enfin parce qu'avec un discours de ce type il de­vrait vite trouver un terrain d'entente avec Emmanuel Macron qu'il viendra rencontrer à Paris dès mercredi. De manière à donner un nouveau souffle au couple franco-allemand. De manière à parler d'une même voix dans la bataille commerciale qui s'engage avec les États-Unis et la Chine. De manière que l'Europe redevienne un modèle d'indépendance, de croissance et de puissance.

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