« Se reposer ou être libre » >
« Citoyens, il faut choisir : se reposer ou être libre. » C'est en s'adressant ainsi aux Athéniens que Périclès a réussi à les faire se battre contre la terrifiante armée de Sparte. Friedrich Merz qui deviendra demain le nouveau chancelier allemand a utilisé, il y a quelques jours, des mots semblables pour inciter les Européens à sortir de la langueur qui les frappe depuis trop longtemps. « Soit l'Europe se lève. Soit elle finira par sortir de l'histoire », a-t-il déclaré un an après qu'Enrico Letta et Mario Draghi ont sonné le tocsin face à la torpeur dans laquelle se complaisent les vingt-sept membres de l'Union européenne. Ces propos constituent une bonne nouvelle. D'abord parce que face à l'activisme débordant de Donald Trump, l'Occident doit montrer un autre visage au reste du monde. Et tant mieux si c'est celui du leader de la pre mière démocratie européenne. Ensuite parce qu'après un Olaf Scholz à la fois peu charismatique et peu intéressé par les sujets européens Friedrich Merz entend bien à la fois redresser l'Allemagne et mettre un coup d'arrêt à l'insupportable bureaucratie européenne qui permet un règne sans partage et sans ambition d'Ursula von der Leyen. Enfin parce qu'avec un discours de ce type il devrait vite trouver un terrain d'entente avec Emmanuel Macron qu'il viendra rencontrer à Paris dès mercredi. De manière à donner un nouveau souffle au couple franco-allemand. De manière à parler d'une même voix dans la bataille commerciale qui s'engage avec les États-Unis et la Chine. De manière que l'Europe redevienne un modèle d'indépendance, de croissance et de puissance.