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Pouvoirs / Rencontre internationale / 16/06/2025

Les relations États-Unis-Europe au menu du Bilderberg

Après Lisbonne en 2023, Madrid en 2024, c'est à Stockholm, dans le cadre somptueux du Grand Hôtel, que s'est tenue la 71e rencontre du groupe de Bilderberg jusqu'à hier soir. Cette année, ce forum de discussions privé revêtait un caractère important compte tenu du bouleversement des liens sécuritaires et économiques entre les États-Unis et l'Europe. Les relations transatlantiques figuraient d'ailleurs en tête des sujets abordée par les 150 dirigeants venus de l'autre côté de l'Atlantique comme de tous les pays d'Europe. L'Ukraine, le Moyen-Orient, les régimes autoritaires, la dissuasion étaient également au menu. Au chapitre économique, les discussions ont surtout porté sur la situation américaine, l'innovation, l'intelligence artificielle, la géopolitique de l'énergie et des métaux critiques. C'est Henri de Castries, président de l'Institut Montaigne, qui conduisait la délégation française en tant que coprésident du comité de pilotage du Bilderberg aux côtés de Marie-Josée Kravis. Dans cette délégation on pouvait compter les anciens Premiers ministres Gabriel Attal et Édouard Philippe, Patricia Barbizet, présidente de l'AFEP, Valérie Baudson, directrice générale d'Amundi, Patrice Caine, Président-directeur général de Thales, Jean Lemierre, président de BNP Paribas, Arthur Mensch cofondateur et directeur général de Mistral AI, Patrick Pouyanné, patron de TotalEnergies, Nicolas Roche, ancien ambassadeur à Téhéran récemment nommé à la tête du secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale, Laurent Toulemon, chercheur à l'Ined, et Luis Vassy, le directeur général de Sciences Po. Cette réunion s'est déroulée sous haute protection compte tenu de la présence de Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan, de Christopher Donahue, le commandant de l'armée américaine pour l'Europe et l'Afrique et du très contesté Peter Thiel, incarnation du mouvement techno-conservateur américain.

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