JO Alpes 2030 : crise de gouvernance ouverte au Comité d’organisation >
Depuis quelques jours, les tensions internes au Comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030 prennent un tour plus sérieux.
Après les départs successifs d’Anne Murac, directrice des opérations en décembre, puis d’Arthur Richer, directeur de la communication fin janvier, Bertrand Méheut a à son tour démissionné de la présidence du comité des rémunérations du Comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030.
Dans un courrier adressé aux membres de cette instance indépendante, l’ancien président de Canal+ et du PMU dénonce une "dérive importante" dans le fonctionnement du Cojop, allant jusqu’à exprimer des doutes sur la capacité de l’organisation à tenir ses objectifs de délais et de coûts. Il met en cause une gouvernance qu’il juge insuffisamment contrôlée, estimant que le président du Cojop, Edgar Grospiron, se comporte, selon lui, comme un président-directeur général, en contradiction avec l’architecture duale prévue par les statuts.
Le comité d’organisation conteste toute remise en cause de sa gouvernance, rappelle le caractère consultatif du comité des rémunérations et annonce l’ouverture d’un processus de remplacement. Ces démissions en chaîne interviennent alors que les parties prenantes institutionnelles - État, mouvement olympique et collectivités hôtes ont lancé une mission visant à clarifier le pilotage du projet, dans un contexte de crispations persistantes sur la carte des sites et la répartition des financements.