État-nounou et État mange-tout >
L’information est passée inaperçue. Et pourtant elle compte. En 2024, 41 % des 1 672 milliards d’euros de dépenses publiques ont été consacrés à la protection sociale. Vous savez : "ce fameux modèle-social-que-le-monde-entier-nous-envie", comme le scandait Jacques Chirac. Et sur ces 693 milliards d’euros prélevés sur la richesse nationale, les retraites et pensions se sont taillées la part du lion, devant la santé (261 milliards d’euros). En revanche l’enseignement, qui est un pari sur l’avenir, n’a absorbé que 9 % de cet État-nounou.
Les Français pourraient être fiers d’être aussi dorlotés et cocoonés si cela se traduisait par davantage de confiance. Or ils craignent davantage de devenir SDF que de mourir, selon Odoxa. Et près des deux tiers de nos jeunes redoutent de devenir pauvres, si l’on se fie à Ipsos. Cela signifie que plus personne n’a confiance dans cet État-nounou. Parce qu’il est désormais au bord de la faillite. Ce qui se constate dans le taux record atteint ces dernières semaines par l’épargne des ménages qui ne comptent que sur eux et leurs économies pour leur retraite, leur santé ou les coups durs. Déjà il y a deux siècles, dans une France alors bien gérée, l’économiste Frédéric Bastiat définissait l’État comme une "grande fiction par laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde." C’est notamment ce qu’il se passe avec les pensions des fonctionnaires qui sont financées de manière absurde avec nos impôts. Il est temps de replacer l’église au milieu du village et de mettre au régime cet état-glouton.