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Le Lab / ESG / 23/02/2026

Transparence ESG : plus de scandales… ou plus de détecteurs ? (CEPR)

À l’instar du reporting financier, les publications ESG peuvent améliorer la responsabilisation en facilitant la détection, estime le Centre for Economic Policy Research.

La conformité ESG, vaccin contre le greenwashing ? Un "discussion paper" du Centre for Economic Policy Research (CEPR) invite à une lecture plus subtile : si l’obligation de publication ne réduit pas nécessairement la fraude, elle contribue en revanche à la rendre visible.

Les auteurs analysent l’adoption progressive de l’obligation de reporting ESG (environmental, social and governance) dans 53 pays. Ils observent comment ces règles affectent un indicateur très concret : les incidents de communication liés à une ESG trompeuse, identifiés par des tiers (médias, ONG, acteurs de la société civile, etc.).

Résultat : après l’entrée en vigueur de ces obligations, le nombre d’incidents détectés par ces observateurs externes augmente. Autrement dit, la transparence améliore la qualité de l’information et la capacité des tiers à prouver l’écart entre promesse et réalité.

La note relève aussi que ce relatif succès dans la détection n’est pas uniforme. Il se concentre là où la surveillance existe déjà, sur les entreprises les plus grandes (et donc les plus scrutées), dans les pays où il existe des institutions solides et une société civile active.

Cette semaine, dans la rubrique Le Lab