Déficit à 5,1 % : l’iFRAP dénonce un trompe-l’œil fiscal >
Le déficit public français 2025 s’affiche moins mauvais que prévu. Mais pour l’iFRAP, la "bonne nouvelle" masque une réalité préoccupante : ce sont les hausses d’impôts qui ont colmaté la brèche.
Le constat. 5,1 % du PIB au lieu des 5,4 % attendus : le déficit 2025 publié par l’Insee a suscité un soulagement général. À tort, estime Agnès Verdier-Molinié. La directrice de la fondation iFRAP rappelle que si le déficit est moins mauvais que prévu, les dépenses publiques ont, elles, bien continué de progresser, passant de 57 % à 57,2 % du PIB, quand la moyenne de la zone euro hors France reste autour de 48 %. Seul le "rebond fiscal", lié aux surtaxes présentées comme exceptionnelles a permis l’amélioration du solde, portant le taux de prélèvements obligatoires de 42,8 % à 43,6 %.
Pourquoi c’est important. Fait rare et alarmant : en 2025, toutes les administrations publiques (État, collectivités et Sécurité sociale) sont simultanément dans le rouge. Depuis 1945, ce cas de figure ne s’était produit que lors de crises majeures. La fondation iFRAP souligne qu’un écart de cinq points de dépenses sociales avec la zone euro explique l’essentiel du décrochage français. Le répit est transitoire.