Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Pouvoirs / Municipales / 23/03/2026

Municipales : le 3e tour des "intercos" et du Sénat…

Les résultats des élections municipales des 15 et 22 mars auront aussi un impact sur les intercommunalités, puis sur le Sénat renouvelé en septembre.

Les élections municipales achevées dimanche modifieront en septembre prochain les rapports entre forces politiques représentées au Sénat. Les 348 sénateurs étant renouvelables par moitié tous les 6 ans, 178 d’entre eux, élus en 2020, seront en effet renouvelés en septembre prochain, élus par un corps électoral constitué à 95 % de conseillers municipaux.

La circonscription du sénateur étant le département, 63 sont concernés en métropole, plus la moitié des sénateurs représentants les Français établis hors de France. Cette année, il s’agira des départements de l’Ain (01) à l’Indre (36) et du Bas-Rhin (67) au Territoire de Belfort (90), plus la Guyane et les îles de Wallis-et-Futuna, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et de Polynésie française. Dans les 29 départements les plus peuplés, qui comptent 3 sénateurs ou plus, l’élection est à la proportionnelle. Dans les 28 qui ne comptent qu’un ou deux sénateurs, elle a lieu au scrutin majoritaire à deux tours. Et les trois quarts des sénateurs sont élus à la proportionnelle.

Si le RN ne compte pour l’heure que trois sénateurs - Christopher Szczurek (Pas-de-Calais), Joshua Hochart (Nord) et Aymeric Durox (Seine-et-Marne), les départements concernés par les élections de septembre, nombreux dans le Sud-Est où le RN aura progressé aux municipales, l’autorisent déjà, de l’avis général - avant les élections de dimanche -, à espérer alors franchir le seuil des 10 sénateurs qui permet de créer un groupe au Sénat, synonyme de moyens accrus.

Les élections municipales qui viennent de s’achever ont aussi vu élire les conseillers communautaires, qui siègent dans les intercommunalités, dites "interco", lesquelles peuvent être des communautés de communes, des communautés d’agglomérations, des communautés urbaines ou des métropoles. Ces conseillers communautaires éliront, dans les semaines qui viennent, les présidents d’"interco".

Pour être précis, on recensait au 1er janvier 2026 en France 1 252 établissements publics de coopération intercommunale (EPCI, à fiscalité propre), dont 21 métropoles, 14 communautés urbaines (plus de 250 000 habitants), 230 communautés d’agglomération et 987 communautés de communes.

Les élections municipales de dimanche dernier ont donc ou vont donc reconduire ou faire émerger de nouvelles majorités au sein de ces EPCI. A fortiori au sein des métropoles dont, petit rappel, toutes n’avaient déjà pas la même orientation politique que leurs villes "centres". Évidemment, les changements à la mairie de la "ville centre" auront un fort impact sur la prochaine "coloration" de la métropole. Ce qui devrait conduire plusieurs présidences à être modifiées.

Pour mémoire, étaient en poste jusqu’à la semaine dernière et verront dans les jours qui viennent leurs présidences renouvelées : Christine Bost, présidente de Bordeaux Métropole (DivG, réélue à Eysines), François Cuillandre, président de Brest Métropole (PS, en ballottage difficile à Brest), Olivier Bianchi à Clermont Auvergne Métropole (PS, aussi menacé à Clermont-Ferrand), François Rebsamen à Dijon Métropole (FP, centre gauche, en passe d’être réélu sur la liste de la maire sortante, Nathalie Koenders), Christophe Ferrari à Grenoble Alpes Métropole (PP, réélu à Le Pont-de-Claix), Eric Skyronka à la Métropole européenne de Lille (centre droit, réélu avec 100 % des voix à Sailly‐lez‐Lannoy), François Grosdidier à l’Eurométropole de Metz, Michaël Delafosse à Montpellier Méditerranée Métropole (PS), Mathieu Klein à la Métropole du Grand Nancy (PS), Johanna Rolland à Nantes Métropole (PS, en position difficile à Nantes), Christian Estrosi à la Métropole Nice Cote d’Azur (Horizons, en difficultés à Nice), Serge Grouard à Orléans Métropole (LR, en position favorable), Nathalie Appéré à Rennes Métropole (PS), Nicolas Mayer-Rossignol à Métropole Rouen Normandie (PS), Sylvie Fayolle à Saint-Étienne Métropole, Pia Imbs à l’Eurométropole de Strasbourg, avait annoncé qu’elle ne se représenterait pas, Jean-Pierre Giran à Toulon Provence Méditerranée (où la mairie était en balance) Jean-Luc Moudenc à Toulouse Métropole (pas assuré d’être réélu), Frédéric Augis à Tours Métropole Val de Loire, Martine Vassal à Métropole d’Aix Marseille Provence (LR, quasi-assurée de ne pas être reconduite), Patrick Ollier à la Métropole du Grand Paris (LR) et Bruno Bernard à la Métropole de Lyon (aussi menacé par les élections à Lyon et dans les villes voisines).

Cette semaine, dans la rubrique Pouvoirs
Mais aussi