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Le Lab / Services publics / 30/03/2026

Au-delà du courrier, faire de La Poste un opérateur du lien social (Institut Sapiens)

Si certaines de ses missions historiques sont en partie obsolètes, le maillage territorial de La Poste pourrait être transformé en opérateur de la cohésion sociale, plaide Olivier Babeau.

La distribution quotidienne du courrier assure un maillage inégalable du territoire (photo D.R.).
  • Le constat. Dans un contexte de lien social fragilisé, avec d’importantes fractures territoriales, générationnelles et numériques, La Poste, avec ses 17 306 points de contact, reste un "réseau pré-numérique" sans équivalent. Un maillage qu’aucun acteur privé ne combine avec la même universalité, la même présence humaine et le même capital de confiance. Pourtant, constate Olivier Babeau, président de l’Institut Sapiens, plus ce réseau est utile, moins son modèle historique tient. La rente du courrier s’est effondrée tandis que le déficit net des missions de service public dépasse 1,2 milliard d’euros par an.
  • Ce que propose l’étude. Olivier Babeau et l’Institut Sapiens plaident pour une refonte pragmatique : revisiter le service universel vers une "proximité soutenable" qui ne remette pas en cause le principe de mutualisation nationale, développer la "proximité augmentée" grâce à l’IA, transformer La Poste en plateforme de proximité monétisable ("Proximity as a Service", PRaaS) et lui ouvrir, à terme, des fonctions de concessionnaire pour certaines activités publiques à forte intensité de confiance. Tout en modernisant une vieille institution qui remonte à 1477, Olivier Babeau appelle à préserver La Poste, "force de cohésion mobilisable", et ses postiers, "sentinelles du lien social".
Cette semaine, dans la rubrique Le Lab