Du feed au food : financer la diversification protéique (EPC) >
Sortir l’Europe de sa dépendance protéique n’est plus un débat militant, mais une question de résilience économique, climatique et agricole, soutient l’EPC.
- Le constat. Dans un "policy brief", rédigé à partir d’analyses documentaires et d’entretiens avec des experts, l’European Policy Centre (EPC) défend une idée simple : les agriculteurs européens doivent diversifier leur production de protéines, alors que 75 % des animaux d’élevage sont maintenus dans des systèmes intensifs dépendants de protéines importées. Résultat : les agriculteurs sont exposés de plein fouet aux chocs géopolitiques et logistiques.
- Ce que propose l’étude. La note suggère d’orienter les financements européens vers trois voies : les cultures protéiques destinées à l’alimentation humaine ; les intrants pour les aliments végétaux et la fermentation de précision ; les systèmes agroécologiques combinant protéagineux et moindres densités d’élevage. La signature de l’accord UE-Mercosur en janvier 2026 ajoute à l’urgence : au-delà de la question cruciale des financements, la compétitivité du modèle européen se jouera aussi sur sa résilience face aux chocs de coût des protéines importées.