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Le Lab / Alimentation / 30/03/2026

Du feed au food : financer la diversification protéique (EPC)

Sortir l’Europe de sa dépendance protéique n’est plus un débat militant, mais une question de résilience économique, climatique et agricole, soutient l’EPC.

Elevage bovin intensif dans le Nord-Est de la France (photo Philippe Huguen/AFP).
  • Le constat. Dans un "policy brief", rédigé à partir d’analyses documentaires et d’entretiens avec des experts, l’European Policy Centre (EPC) défend une idée simple : les agriculteurs européens doivent diversifier leur production de protéines, alors que 75 % des animaux d’élevage sont maintenus dans des systèmes intensifs dépendants de protéines importées. Résultat : les agriculteurs sont exposés de plein fouet aux chocs géopolitiques et logistiques.
  • Ce que propose l’étude. La note suggère d’orienter les financements européens vers trois voies : les cultures protéiques destinées à l’alimentation humaine ; les intrants pour les aliments végétaux et la fermentation de précision ; les systèmes agroécologiques combinant protéagineux et moindres densités d’élevage. La signature de l’accord UE-Mercosur en janvier 2026 ajoute à l’urgence : au-delà de la question cruciale des financements, la compétitivité du modèle européen se jouera aussi sur sa résilience face aux chocs de coût des protéines importées.
Cette semaine, dans la rubrique Le Lab