La grille de lecture de l’Élysée face aux casseurs après la victoire du PSG >
Les violences survenues en marge des célébrations de la victoire du PSG en Ligue des Champions face à Arsenal, samedi 30 mai, continuent d’alimenter les discussions à l’Élysée.
- Ce qui se dit… Dans l’entourage d’Emmanuel Macron, on considère que "les choses se sont dégradées depuis deux ou trois ans", tout en refusant d’établir un lien mécanique entre le nombre d’interpellations et l’ampleur des violences. "Il y a plus d’interpellations parce que les policiers travaillent mieux. Cela ne veut pas dire qu’il y a une augmentation des violences", décrypte ainsi un conseiller.
- Ce qu’il faut comprendre. Au Palais, une lecture de long terme du phénomène est privilégiée. On met ainsi en avant des "causes structurelles" : "montée de la violence des mineurs", affaiblissement de "l’autorité parentale", "difficultés éducatives" ou encore "exposition permanente à l’ultraviolence". Une manière de défendre les mesures engagées sur les écrans et les réseaux sociaux. "Beaucoup a été fait. On en verra les fruits dans dix ou quinze ans", assure un proche du chef de l’État.
- Entre les lignes. Cette approche s’accompagne d’une mise en garde contre les réponses immédiates et "la baguette magique" qu’agitent certains candidats, déclarés ou non, à la prochaine présidentielle. Sur les questions d’intégration, l’entourage du chef de l’État reconnaît également l’existence d’un débat de fond, tout en refusant toute approche de stigmatisation. "Une des clés, c’est d’intégrer mieux", glisse un conseiller. Quant aux critiques visant le décalage entre la réponse judiciaire et la promesse d’Emmanuel Macron d’un État "intraitable", l’Élysée renvoie à "l’indépendance des magistrats" et souligne que les "quantums de peines prévus par la loi sont déjà élevés".
- En coulisses. En privé, un visiteur du soir considère que ces questions occuperont immanquablement "une place centrale dans la campagne présidentielle à venir".