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Pouvoirs / Présidentielle / 29/06/2026

Les candidats suivis de près par l’Élysée

Les prochaines semaines permettront de mesurer à quel point la présidentielle occupe déjà les esprits. Depuis l’Élysée, le sujet est très surveillé.

Bruno Retailleau, à l'occasion de son "Grand meeting" présidentiel, le 20 juin 2026 à Paris (photo Telmo Pinto/NurPhoto/AFP).
  • Ce qu’il faut savoir. Les meetings organisés récemment par Bruno Retailleau et Gabriel Attal, ainsi que le grand rassemblement qu’Édouard Philippe doit tenir le 5 juillet, sont suivis avec attention à l’Élysée. Plusieurs conseillers s’étonnent toutefois du calendrier retenu. À leurs yeux, organiser des démonstrations de force près d’un an avant l’échéance présidentielle relève d’un pari risqué, tant il paraît difficile de maintenir une dynamique politique sur une période aussi longue.
  • Entre les lignes. Dans l’entourage du chef de l’État, certains s’interrogent également sur la capacité de tels événements à résister à une actualité particulièrement dense. Plusieurs interlocuteurs citent déjà la décision attendue le 7 juillet concernant Marine Le Pen comme l’exemple même d’un événement susceptible de reléguer au second plan une séquence politique minutieusement préparée quelques jours plus tôt. Plus largement, l’Élysée continue d’observer avec attention les rapports de force à droite comme au Rassemblement national. Plusieurs conseillers rappellent qu’une campagne présidentielle obéit à des règles différentes des autres échéances électorales : les candidats y sont confrontés en permanence à l’imprévu, à l’exercice du hors-piste et aux questions qu’ils ne maîtrisent pas. Un terrain sur lequel se jouent souvent les équilibres d’une présidentielle.
  • Ce que cela révèle. Les échanges recueillis ces derniers jours montrent que les proches d’Emmanuel Macron analysent déjà les stratégies des différents prétendants, leurs forces, leurs faiblesses et leur calendrier. La décision attendue concernant Marine Le Pen, les interrogations sur la capacité de Jordan Bardella à affronter une campagne présidentielle ou encore la place du bloc central dans le paysage politique nourrissent désormais les conversations du pouvoir. Comme souvent sous la Ve République, la dernière année du mandat voit cohabiter deux temporalités : celle du président en exercice, absorbé par l’Ukraine, l’OTAN ou le Moyen-Orient, et celle de son entourage, déjà tourné vers la bataille de sa succession.
Cette semaine, dans la rubrique Pouvoirs
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