Liban : comment la France compte revenir au centre du jeu
Six mois après le report de la conférence de soutien aux forces armées libanaises, Paris remet le dossier en mouvement.
- Ce qu’il faut savoir. Une réunion préparatoire se tiendra jeudi 17 septembre, consacrée à l’armée et aux forces de sécurité intérieure. Côté libanais, Joseph Aoun a annoncé qu’il viendrait à Paris et participerait avec Emmanuel Macron à son ouverture. La conférence elle-même n’a toujours pas de date. Le rendez-vous doit permettre de préciser les besoins libanais en équipements, logistique, formation et capacités opérationnelles. Derrière l’aide militaire, Paris poursuit le même objectif : donner à l’État les moyens de rétablir son autorité et le monopole des armes. Emmanuel Macron estime que le désarmement du Hezbollah doit être conduit par les autorités et l’armée libanaises.
- En coulisses. Paris élargit le tour de table. Jean-Yves Le Drian a inscrit la préparation dans le cadre du processus d’Aqaba, sous l’égide du roi de Jordanie. Les États-Unis et l’Arabie saoudite devraient également être représentés. À Beyrouth, Joseph Aoun et le chef de l’armée, Rodolphe Haykal, ont encore fait le point sur les préparatifs le 8 septembre.
- Entre les lignes. L’après-FINUL est déjà dans les esprits. Son mandat s’achèvera le 31 décembre 2026 avant un retrait organisé sur l’année suivante. Paris et Rome travaillent parallèlement à une présence internationale appelée à accompagner la montée en puissance de l’armée libanaise.
- Ce que cela révèle. La France cherche à reprendre l’initiative sur le dossier libanais. La semaine dernière, lundi 7 septembre, Gérald Darmanin, venu à Beyrouth pour renforcer la coopération judiciaire, a aussi abordé avec Nawaf Salam la situation au Sud, l’après-FINUL et le soutien à l’armée libanaise. Dix jours plus tard, la réunion parisienne doit précisément avancer sur ces deux derniers dossiers.