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Pouvoirs / Diplomatie / 14/09/2026

Liban : comment la France compte revenir au centre du jeu

Six mois après le report de la conférence de soutien aux forces armées libanaises, Paris remet le dossier en mouvement.

Emmanuel Macron et le Premier ministre libanais Nawaf Salam, en juin 2026 au salon Vivatech (photo Emma Da Silva/AFP).
  • Ce qu’il faut savoir. Une réunion préparatoire se tiendra jeudi 17 septembre, consacrée à l’armée et aux forces de sécurité intérieure. Côté libanais, Joseph Aoun a annoncé qu’il viendrait à Paris et participerait avec Emmanuel Macron à son ouverture. La conférence elle-même n’a toujours pas de date. Le rendez-vous doit permettre de préciser les besoins libanais en équipements, logistique, formation et capacités opérationnelles. Derrière l’aide militaire, Paris poursuit le même objectif : donner à l’État les moyens de rétablir son autorité et le monopole des armes. Emmanuel Macron estime que le désarmement du Hezbollah doit être conduit par les autorités et l’armée libanaises.
  • En coulisses. Paris élargit le tour de table. Jean-Yves Le Drian a inscrit la préparation dans le cadre du processus d’Aqaba, sous l’égide du roi de Jordanie. Les États-Unis et l’Arabie saoudite devraient également être représentés. À Beyrouth, Joseph Aoun et le chef de l’armée, Rodolphe Haykal, ont encore fait le point sur les préparatifs le 8 septembre.
  • Entre les lignes. L’après-FINUL est déjà dans les esprits. Son mandat s’achèvera le 31 décembre 2026 avant un retrait organisé sur l’année suivante. Paris et Rome travaillent parallèlement à une présence internationale appelée à accompagner la montée en puissance de l’armée libanaise.
  • Ce que cela révèle. La France cherche à reprendre l’initiative sur le dossier libanais. La semaine dernière, lundi 7 septembre, Gérald Darmanin, venu à Beyrouth pour renforcer la coopération judiciaire, a aussi abordé avec Nawaf Salam la situation au Sud, l’après-FINUL et le soutien à l’armée libanaise. Dix jours plus tard, la réunion parisienne doit précisément avancer sur ces deux derniers dossiers.
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