Loi intégrale : Weissberg, choix de Gabriel Attal pour présider la commission spéciale
Surprise pour les députés qui ont travaillé cet été à sa réécriture, c’est bien Christopher Weissberg qui préside la commission spéciale constituée ce 7 septembre pour examiner la proposition de loi transpartisane dite "intégrale", contre les violences sexuelles et sexistes sur les femmes et les enfants et la proposition de loi organique visant à adapter la justice à cette lutte.
La commission dont Céline Thiébault-Martinez (PS), première signataire du texte, sera rapporteure générale, et qui comptera sept rapporteurs thématiques - Erwan Balanant (Modem), Karim Benbrahim (PS), Émilie Bonnivard (LR, qui remplace Alexandra Martin, blessée au pied), Marie-Charlotte Garin (Ecol.), Guillaume Gouffier-Valente (EPR), Isabelle Rauch (Horizons) et David Taupiac (LIOT) - entamera ses travaux le 21 septembre, pour débat en séance le 1er octobre.
Le choix, par le groupe EPR que préside Gabriel Attal, du député des Français d’Amérique du Nord, pas spécialement engagé sur ces sujets jusqu’alors et membre de la commission des affaires étrangères, a en fait une raison très politique. "C’est que je ne soutiens pas la candidature de Gabriel", explique Guillaume Gouffier-Valente, membre de la commission des lois, dont le nom avait circulé pour présider la commission spéciale, satisfait toutefois d’être co-rapporteur. Élu du Val-de-Marne, proche d’Élisabeth Borne qui a quitté en mai la direction du parti Renaissance dont elle était numéro 2, Gouffier-Valente qui avait qualifié ce dernier de "parti bonapartiste", est aussi secrétaire général de Bâtissons ensemble, le microparti de l’ancienne Première ministre.