Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Pouvoirs / Argentine / 28/09/2026

Javier Milei à Paris pour attirer les investissements européens

Après New York en mars, Javier Milei est attendu cette semaine à Paris pour la première édition européenne de l’Argentina Week, destinée à attirer les investisseurs.

Javier Milei et Emmanuel Macron, à Paris en juillet 2024 (photo Ludovic Marin/AFP).
  • Ce qu’il faut savoir. Coup d’envoi mercredi soir à l’ambassade d’Argentine de l’Argentina Week, en présence de Javier Milei, avant le principal forum économique jeudi au château de la Muette, siège de l’OCDE. Des rencontres sectorielles sont également programmées à l’Agence internationale de l’énergie et à la Chambre de commerce internationale.
  • L’info à retenir. Plusieurs grands patrons sont annoncés : Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, Christel Bories, présidente et directrice générale par intérim d’Eramet, et Jérôme Pécresse, patron des activités aluminium et lithium de Rio Tinto. Sont également attendus Claudio Descalzi (Eni), Gary Nagle (Glencore), Héctor Grisi (Santander) et Margarita Louis-Dreyfus (Louis Dreyfus Company).
  • En coulisses. L’opération est préparée par Ian Sielecki, ambassadeur d’Argentine en France, en liaison avec la présidence argentine. Karina Milei, sœur du président et secrétaire générale de la présidence, est également annoncée. Le tandem avait déjà multiplié les contacts à Paris en octobre 2024, avec notamment une rencontre avec Brigitte Macron à l’Élysée et des échanges avec plusieurs industriels français, dont Christel Bories. Le ministre de l’Économie Roland Lescure est attendu mercredi 30 septembre à la réception d’ouverture. Une rencontre avec Emmanuel Macron à l’Élysée est aussi prévue, potentiellement jeudi soir.
  • Entre les lignes. Javier Milei veut attirer davantage de capitaux étrangers dans l’énergie et les mines pour accroître les exportations et les entrées de dollars. Buenos Aires compte notamment sur son régime d’incitation aux grands investissements (RIGI), qui accorde des avantages fiscaux et des garanties réglementaires aux projets éligibles. L’enjeu est aussi de renforcer les réserves de change argentines.
  • Ce que cela révèle. La France s’est opposée à l’accord UE-Mercosur, dont le volet commercial s’applique pourtant provisoirement depuis le 1er mai. Ce désaccord n’empêche pas les rapprochements économiques : les entreprises françaises ont investi plus de 2,6 milliards d’euros en Argentine depuis 2024. Paris soutient également l’adhésion du pays à l’OCDE.
Cette semaine, dans la rubrique Pouvoirs
Mais aussi