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Pouvoirs / Voyage officiel / 28/09/2026

Emmanuel Macron à Madrid : le traité qui embarrasse la visite d’État

Dix-sept ans après la dernière visite d’État d’un président français en Espagne, Emmanuel Macron sera à Madrid demain et mercredi.

Pedro Sanchez et Emmanuel Macron, à l'ONU, à New York, le 22 septembre 2026 (photo Ludovic Marin/AFP).
  • Ce qu’il faut savoir. Au programme de la visite en Espagne d’Emmanuel Macron : dîner de gala offert par le roi Felipe VI et la reine Letizia, puis entretien mercredi à midi avec Pedro Sánchez, président du gouvernement espagnol, au palais de la Moncloa.
  • L’info à retenir. Le traité d’amitié franco-espagnol, signé en janvier 2023 à Barcelone, n’est toujours pas ratifié par Madrid. Approuvé de justesse au Congrès le 18 juin, par 175 voix contre 170 et une abstention, son examen au Sénat reste suspendu dans l’attente d’une décision du Tribunal constitutionnel.
  • En coulisses. À l’origine du différend, une disposition prévoyant qu’un ministre français puisse assister au Conseil des ministres espagnol, et réciproquement. Pour sortir de l’impasse, les deux gouvernements ont échangé en avril des lettres diplomatiques précisant que ces rencontres se tiendraient séparément, en marge des conseils. Une clarification qui n’a pas suffi à lever les objections constitutionnelles.
  • Entre les lignes. Pedro Sánchez se heurte au Parti populaire (PP) d’Alberto Núñez Feijóo, qui détient à lui seul la majorité absolue au Sénat espagnol. Avec le soutien de Vox, la droite a obtenu, le 9 juillet, la saisine du Tribunal constitutionnel. Le gouvernement espagnol ne peut donc pas obtenir la ratification du traité par un simple accord politique avec Paris. Le blocage du traité d’amitié ne remet toutefois pas en cause la coopération franco-espagnole : le traité de défense, également signé à Barcelone en 2023, est entré en vigueur dès août 2025. C’est le rapprochement politique voulu par Emmanuel Macron et Pedro Sánchez qui se heurte aux rapports de force Espagnols. Le chef du gouvernement ne parvient pas, pour l’heure, à faire ratifier un accord pourtant négocié avec Paris.
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