Éric Lombard ne pense pas à la durée de son mandat à la Caisse des Dépôts >
Le non-renouvellement d'Augustin de Romanet à la tête d'Aéroports de Paris après deux mandats et la fin annoncée du mandat de Philippe Wahl à la présidence de La Poste, au mois de juin 2025, ont relancé les spéculations sur le sort de certains dirigeants d'entreprises publiques. Notamment, Jean-Pierre Farandou, le patron de la SNCF, ou Éric Lombard, le directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations. Nommé le 8 décembre 2017 pour un premier mandat de cinq ans, il a vu son renouvellement proposé par le président de la République en décembre 2022, et mis en œuvre le 10 janvier 2023 après le vote favorable des commissions des Finances du Sénat et de l'Assemblée nationale. Il s'agit d'un mandat qui court donc jusqu'en janvier 2028. À un bémol près. C'est que la limite d'âge pour la fonction qu'il occupe est de 68 ans, âge qu'Éric Lombard atteindra le 16 mai 2026. Dans ce cas, la tradition républicaine amène le chef de l'État à autoriser la personne concernée à mener son mandat jusqu'à son terme via un décret, comme cela a été fait justement pour Philippe Wahl.
Ceux qui le connaissent bien expliquent que tant qu'il n'aura pas achevé les nombreux chantiers de transformation de la Maison de la rue de Lille (en matière de gestion interne, de changement de périmètre, avec l'intégration de La Poste, donc de La Banque Postale et de CNP assurances, et de grands chantiers comme le financement de la transition énergétique), il aura envie de poursuivre sa tâche. Sans pour autant s'accrocher à une des fonctions les plus prestigieuses de la République. Et tout cela, avec la sérénité que lui procurent ses bonnes performances et le calme des vieilles troupes.