Programmation militaire : la hausse du budget en débat à l’Assemblée >
Le texte de programmation militaire, qui vise à accélérer le réarmement de la France en rehaussant sa trajectoire de ressources 10 milliards d’ici 2027, arrive devant les députés.
- Ce qu’il faut savoir. Présenté le 8 avril au conseil des ministres par Catherine Vautrin, ministre des Armées, le projet de loi qui actualise la programmation militaire pour 2024-2030 arrive à l’Assemblée et sera débattu en séance à partir du 4 mai. Il sera d’abord examiné, ce 20 avril, en commission de la défense. Présidée par Jean-Michel Jacques (EPR, Morbihan) celle-ci, qui a désigné Yannick Chenevard (EPR, Var) et Jean-Louis Thiériot (DR, Seine-et-Marne) comme rapporteurs, poursuit donc ses auditions entamées le 8 avec celles de la ministre et du secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) Nicolas Roche, suivis le 9 du général Fabien Mandon, chef d’état-major des Armées et de l’amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la Marine.
- À suivre. Les députés commissaires à la Défense entendent ce 13 avril Guillaume Ollagnier, directeur général des relations internationales et de la stratégie au ministère, puis les syndicats des personnels civils et les associations professionnelles nationales des militaires (APNM). Ils reçoivent le 14 le général Jérôme Bellanger, chef d’état-major de l’armée de l’air et de l’espace, et le 15 Patrick Pailloux, directeur général de l’armement, suivi de Christophe Mauriet, secrétaire général à l’administration au ministère des Armées, du conseil supérieur de la fonction militaire, puis du Gicat, du Gican et du Gifas. Après avoir auditionné la ministre ce 14 avril, les commissions des finances, des lois et des affaires étrangères examinent le 15 divers articles pour avis.
- Pourquoi c’est important. Annoncé par Emmanuel Macron le 13 juillet dernier, ce texte vise à accélérer le réarmement de la France en rehaussant sa trajectoire de ressources de 36 milliards d’euros sur 2026-2030, dont 10 milliards d’ici 2027. Il met notamment l’effort sur une série de priorités : dissuasion nucléaire, alerte avancée, défense aérienne (surface-air et lutte antidrones), feux dans la profondeur, munitions, drones, espace, guerre électromagnétique, innovation et préparation opérationnelles, engagement terrestre, combat naval, aviation de combat ou de transport, et cohésion nationale.