Marie-Anne Barbat-Layani plus que jamais au travail >
Pendant qu’Emmanuel Moulin a commencé sa campagne pour s’assurer un vote bienveillant des parlementaires au cas où Emmanuel Macron le choisirait comme nouveau gouverneur de la Banque de France, Marie-Anne Barbat-Layani, dont le nom est également cité pour ce poste est plus que jamais au travail à la tête de l’Autorité des Marchés Financiers.
Elle était hier à Washington pour les réunions des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale et une série de réunions sur la stabilité financière qui arrivent particulièrement à propos. Elle copréside, avec mon homologue britannique, la réunion désormais traditionnelle de régulateurs de marché qui se déroule au sein de la SEC. Les échanges portent sur les sujets les plus "brûlants" du moment : effets du conflit iranien sur les marchés, crédit privé et cybersécurité.
Elle participe aussi à la réunion du steering committee du Conseil de stabilité financière, présidé par le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, qui finalise sa lettre aux ministres des finances.
La semaine qui s’ouvre commencera par une conférence organisée par le FMI et l’IOSCO, où elle fera une intervention très attendue sur la tokenisation. Avec un timing idéal, au moment où se profile la première introduction en Bourse sur la blockchain en France avec la plate-forme LISE.
Cette semaine sera aussi l’occasion de rencontrer des dirigeants financiers américains pour comprendre leurs visions et les innovations, qui se manifestent souvent d’abord aux USA, et faire la promotion de l’Union de l’épargne et de l’investissement européenne et de la place financière de Paris. Une semaine qui s’annonce passionnante et instructive pour les grands argentiers et les régulateurs, dans un contexte international mouvant où personne n’a de boule de cristal, et où l’intelligence collective est plus utile que jamais.