Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Business / Infrastructures / 06/07/2026

Avec la vente à venir d’Indaqua, Antin tient son deal de l’année à 1,3 milliard

La vente d’Indaqua entre dans sa phase décisive. Quatre prétendants, une valorisation de 1,3 milliard et un multiple élevé : Antin tient là une vitrine idéale avant de lever son nouveau fonds.

Indaqua, le premier opérateur privé de concessions d’eau du Portugal (photo D.R.).
  • Ce qu’il faut savoir. La cession d’Indaqua, le premier opérateur privé de concessions d’eau du Portugal, par Antin Infrastructures, est entré dans sa dernière ligne droite. Après un premier tour qui a attiré une quinzaine de prétendants, le fonds français a retenu une short-list de quatre noms appelés à déposer des offres fermes d’ici la fin juin. On y trouve Igneo Infrastructure Partners (conseillé par Nomura), filiale de First Sentier déjà bien implantée au Portugal via Finerge et les autoroutes du Douro Litoral. Mais aussi le Philippin Manila Water, contrôlé par le milliardaire Enrique Razon et conseillé par UBS. Idem pour le fonds de pension canadien BCI. Et pour terminer le britannique Basalt Infrastructure Partners.
  • Pourquoi c’est important. Côté valorisation, les compteurs s’affolent : les meilleures offres tournent autour de 1,3 à 1,35 milliard d’euros, soit près de 18 fois un Ebitda de 75 millions. Un multiple très élevé, nourri par la rareté des actifs hydrauliques régulés en Europe et par l’expansion espagnole et angolaise d’un groupe qui dessert 1,5 million d’usagers. Pour piloter cette enchère très courue, Antin s’appuie sur Société Générale et Citi.
  • Entre les lignes. Pour Antin Infrastructures, le timing est idéal. Boucler une cession à près de 18 fois l’EBITDA, sur un actif acquis en 2020 sur une base de 600 millions d’euros, c’est afficher un quasi-doublement de mise en cinq ans. Exactement le genre de "track-record" qui fait saliver les investisseurs institutionnels. Or le fonds parisien s’apprête précisément à repartir en collecte pour un fonds dénommé Midcap 2, qui devrait réunir 2,5 milliards d’euros. Le fonds Midcap 1, qui gérait 2,2 milliards, a mené à lui seul neuf investissements. Dans l’univers du non-coté, où la levée de fonds est devenue un parcours du combattant face à des LPs saturés en infrastructures et avares de nouveaux engagements, une sortie aussi nette vaut tous les arguments commerciaux. Elle prouve qu’Antin sait acheter, transformer et revendre au sommet du cycle.
  • En coulisses. Pendant qu’Indaqua s’envole, un autre actif du portefeuille d’Antin peine, lui, à trouver preneur : Idex, le spécialiste français des services énergétiques et de la décarbonation des bâtiments. Antin nourrit pour Idex des ambitions de prix élevées, à la hauteur d’un groupe qu’il a musclé par croissance externe et positionné sur la transition énergétique. Résultat : l’écart de prix entre vendeur et acquéreurs potentiels ne se résorbe pas, et le calendrier glisse. Pour Antin, la réussite de la vente portugaise n’en devient que plus précieuse.
Cette semaine, dans la rubrique Business
Mais aussi