Fibre excellence : le PS propose une nationalisation temporaire, écartée par le ministre… mais soutenue par Jean-Louis Borloo
Suite à la demande faite le 2 septembre par Carole Delga, présidente de la région Occitanie, le groupe PS de l’Assemblée présidé par Boris Vallaud - qui réunit à huis clos ses journées parlementaires du 8 au 10 septembre à Pau - a déposé ce 4 septembre une proposition de loi portant nationalisation temporaire de l’entreprise Fibre Excellence, propriété de l’indonésien Jackson Wijaya, et dernière en France à fabriquer de la pâte à papier, dans l’usine de Saint-Gaudens (Haute-Garonne). Une option aussitôt écartée, ce 3 septembre, par Sébastien Martin, sur France 2 : "La nationalisation, je ne suis pas sûr que ce soit la solution la plus pertinente", a dit le ministre de l’Industrie, expliquant avoir recherché des repreneurs depuis janvier. Avant d’ajouter : "Temporaire, ça ne veut rien dire".
Après avoir rejeté l’offre de Matthieu Pigasse de reprendre le site de Fibre Excellence à Tarascon et l’avoir placé en liquidation judiciaire ce 27 juillet, le tribunal de commerce de Toulouse se prononce en effet ce 8 septembre sur l’offre de reprise de l’usine de Saint Gaudens, déposée par la région Occitanie via son agence ARIS et appuyée, selon sa présidente, par un écrit d’un nouvel investisseur industriel portugais, transmis au tribunal. Selon l’exposé des motifs de la proposition de loi, une entrée temporaire au capital "pour trois mois environ" permettrait de finaliser la reprise avec les autres industriels déjà réunis, pour un "coût pour l’État estimé à 15 millions d’euros". L’usine emploie 270 salariés et 2 000 emplois indirects de la filière bois sont concernés.
Vendredi, l’ancien ministre de l’Économie Jean-Louis Borloo, en soutien à Carole Delga, en a appelé sur TF1 au premier ministre Sébastien Lecornu, auquel il a écrit. "Merci le Premier ministre de vous en occuper", a lancé ex-fondateur de l’UDI.