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Business / Luxe / 21/09/2026

Pourquoi Artiluxe réfléchit à une éventuelle cotation en Bourse

Rebaptisé Artiluxe, l’emballeur lyonnais des grandes maisons étudierait une levée de fonds, voire une cotation sur Euronext Growth, pour doubler de taille d’ici 2030 depuis La Tour-du-Pin.

Etui en liège et rafraichisseur, réalisés pour Veuve Clicquot (photo D.R.).
  • Ce qu’il faut retenir. La société ATS Développement, qui vient de se rebaptiser Artiluxe, réfléchirait à une augmentation de capital, éventuellement assortie d’une introduction sur Euronext Growth. L’objectif serait de financer un second atelier sur son site de La Tour-du-Pin, en Isère, afin de porter le chiffre d’affaires de 16 millions d’euros en 2025 à 30 millions en 2030, de créer 100 emplois et de multiplier par 6,5 la marge opérationnelle.
    La société est pour le moment limitée par le fait que son site de fabrication se situe dans un bâtiment classé monument historique. La création du second site de fabrication est devenue impérative. Le terrain est déjà déblayé puisqu’une enquête publique s’est tenue il y a un an. Restent à trouver les fonds, via une simple augmentation de capital ou par une émission de nouveaux titres couplée à une introduction en Bourse. La question devrait être bientôt tranchée.
  • Pourquoi c’est important. Le marché mondial du luxe a atteint 1 443 milliards d’euros en 2025. Il devrait afficher cette année une croissance comprise entre 2 et 4 %. Mais cette croissance est pour l’essentiel réalisée par le très haut de gamme. Les petites séries d’exception de l’Atelier Luxe - de 1 000 à 2 000 pièces pour Dom Pérignon, Moët et Chandon ou Dior - sont précisément là où les maisons continuent de dépenser.
  • Et au niveau local ? Pour La Tour-du-Pin, sous-préfecture de 8 100 habitants, 100 emplois nouveaux ne sont pas anecdotiques. La municipalité a fait de l’attraction d’entreprises créatrices d’emploi sa priorité et avait soutenu l’implantation d’ATS. Le voisinage compte déjà les Ateliers Hermès de Fitilieu, dix-septième maroquinerie du sellier, dotés d’une école devant former une centaine d’artisans.
  • En coulisses. Olivier Finaz, 63 ans, a fondé ATS en 1988 pour sourcer en Asie des objets promotionnels. La PME pesait 20 millions d’euros et employait 60 salariés en 2013, avant de tourner le dos au volume. Elle s’est installée mi-2014 dans un ancien couvent, devenu soyeux, près de l’Opéra de Lyon, crée l’Atelier Luxe en 2015 sous label Origine France Garantie, puis investit trois millions d’euros dans un atelier de 1 000 mètres carrés installé dans un bâtiment du XVe siècle au château de Tournin.
    Olivier Finaz n’en est pas à son coup d’essai : il a créé IDS en 1994, société de systèmes d’information géographique, lauréate du Grand Prix des introductions en Bourse Euronext Paris 2001, dont il a repris la présidence en 2019. Élu à la CCI de Lyon, ancien président de la commission Économie du Medef Lyon-Rhône, il sait comment vendre une histoire de croissance rentable à de nouveaux investisseurs.
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