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Pouvoirs / Budget / 05/10/2026

Loi de finance : les recettes de l’État et les ministres en commission

La commission des finances de l’Assemblée nationale entame ce 7 octobre l’examen de la première partie du projet de loi de finances pour 2027.

Les ministres Jean-Pierre Farandou (travail), Stéphanie Rist (santé), Maud Bregeon (porte-parole) et David Amiel (compte public), présentant le projet de budget 2027 à l'issue du Conseil des ministres, le 1er octobre 2026 (photo Ludovic Marin/AFP).
  • Ce qu’il faut savoir. La commission des finances de l’Assemblée que préside Éric Coquerel entame ce 7 octobre l’examen, de la première partie du projet de loi de finances pour 2027 (PLF 2027) consacrée aux recettes de l’État, rapporté par Philippe Juvin. Elle doit aussi désigner ce lundi un rapporteur pour avis sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2027).
  • Les réactions en coulisses. Dès le budget présenté en conseil des ministres, ce 1er octobre, Estelle Mercier, nouvelle chef de file des députés PS en commission des finances, a qualifié de "provocation" ce budget "totalement déséquilibré" et qui "fait porter l’effort sur les plus fragiles". Elle déplore n’y voir "aucune proposition sur le pouvoir d’achat ou qui permette de relancer la consommation". Et "aucune main tendue". Charles de Courson (LIOT) était aussi très critique : "Beaucoup de gens modérés pensent qu’il faut arrêter d’augmenter sans arrêt les prélèvements obligatoires… et là, ils augmentent encore de 18 milliards d’euros !", proteste l’ancien rapporteur de la commission des finances. "Il ne faut s’étonner que la croissance soit de plus en plus faible ! Elle va être de 0,4 % cette année et le 1 % retenu pour l’an prochain est pudiquement qualifié d'"optimiste" par le Haut conseil des finances publiques". Ce qui risque à ses yeux d'"entraîner une surévaluation probable des recettes". "Le cadrage macroéconomique [me] semble déraisonnable", ajoute le député de la Marne. Selon lequel "il y a beaucoup trop de nouvelles recettes et pas assez de baisses des dépenses". Quant à l'"impôt progressif sur les recettes des collectivités locales…", annoncé par le gouvernement, "c’est un truc de fou !", ajoute-t-il, levant les yeux au ciel. Sans surprise, le président de la commission des finances Éric Coquerel, également très critique, a dénoncé l'"effet récessif" du budget annoncé. Ayant souligné que "la hausse de la dette tient moins à celle des taux d’intérêt qu’aux obligations indexées" que la France continue d’émettre quand "les Allemands y ont renoncé", il a jugé "trompeurs" les 17 milliards d’euros de recettes affichées, déploré l’absence de mise à contribution des "ultrariches", puis listé, ministère par ministère, les "coupes" dans les crédits de l’État. En début de soirée, la violente tirade de Jean-Philippe Tanguy adressée à Roland Lescure et David Amiel, lors de leur audition par la commission des finances, ou l’échange tendu sur l’origine du naufrage de la Grèce en 2009, entre le ministre et le président de la commission, pourtant côte à côte - et alors que le premier avait fait distribuer des beignets québécois aux membres de la commission - ont donné un aperçu des discussions à venir…
  • À noter… Le 6 octobre, Marine Le Pen, Jordan Bardella et Jean-Philippe Tanguy doivent présenter le contre-budget du RN. En coulisses, certains s’inquiètent des conséquences de "l’affaire Bardella" sur les troupes RN, un député macroniste confiant même qu’il redoute que le climat actuel ne pousse le RN à voter la censure du budget.
  • Côté PLFSS. Sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 (PLFSS2027), la commission des affaires sociales auditionne, ce 7 octobre, Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités, Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l’Autonomie et des personnes handicapées, David Amiel, ministre de l’action et des comptes publics, et Camille Galliard-Minier, ministre déléguée, chargée de l’autonomie et des personnes handicapées.
    En complément, Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, est auditionné sur la situation internationale et sur le PLF 2027, ce 7 octobre par la commission des affaires étrangères de l’Assemblée.
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