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Business / Dirigeants en sursis / 22/03/2021

Et maintenant à qui le tour ?

En dehors du CAC 40, il y a une dirigeante qui est très contestée, c'est Christel Bories, la patronne du groupe minier Eramet. La famille Duval, qui est la principale actionnaire de cette entreprise aux côtés de l'État, aurait écrit à l'agence des participations de l'État afin de demander que le mandat de la dirigeante ne soit pas renouvelé lors de la prochaine assemblée, ou que ses fonctions soient dissociées. Il est vrai que le bilan financier, boursier, industriel et social de Christel Bories n'est pas flatteur. En trois ans, le titre a vu son cours divisé par deux. Et les capitaux propres ont fondu. Selon nos informations, Christel Bories bénéficie du soutien de l'État qui regarde Eramet comme une entreprise stratégique, compte tenu de son rôle de poumon en Nouvelle-Calédonie. Mais souvent l'État varie…

Autre patron dont les performances sont loin de faire l'unanimité : André François-Poncet, président du directoire de Wendel. L'action de la holding familiale affiche une baisse de 30 % en trois ans. Les analystes sont nombreux à critiquer l'immobilisme dans la gestion des participations du groupe. Par ailleurs, plusieurs actionnaires activistes ont commencé à grignoter des parts du capital afin de pousser la holding à faire coter sa participation dans le groupe africain de tours télécoms IHS.

Enfin, bien qu'il s'agisse d'une figure du capitalisme parisien, Frédéric Oudéa, peine à mettre la Société Générale sur les rails d'une stratégie créatrice de valeur. Et la question de son avenir, comme de celui de la Générale, est régulièrement sur la table. Même s'il ne fait l'objet d'aucune campagne personnelle à son endroit.

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