Stellantis évalue la possibilité de produire des véhicules électriques chinois au Canada >
Stellantis, le troisième constructeur mondial que préside John Elkann et que dirige Antonio Filosa, étudierait la possibilité de fabriquer des véhicules électriques chinois au Canada au profit de la marque Leapmotor. Le groupe automobile détient une participation de 21 % dans l’entreprise Zhejiang Leapmotor Technology depuis 2023. Une coentreprise internationale a ensuite été créée sous le nom de Leapmotor International, dans laquelle Stellantis possède 51 % des parts.
Parmi les solutions actuellement étudiées à Detroit, il y aurait l’assemblage local de véhicules partiellement fabriqués en Chine. Dans de telles conditions le gouvernement canadien ne fermerait pas la porte à un procédé de production conjoint entre le Canada et la Chine, à condition de respecter certains critères, tels que l’intégration de composants et de logiciels canadiens.
De surcroît Stellantis dispose d’une usine à sa disposition. Il s’agit du site de Brampton où le groupe avait prévu de produire la prochaine génération du Jeep Compass avant d’y renoncer pour le faire aux États-Unis et éviter ainsi les taxes mises en place par l’administration Trump. En récupérant ainsi l’usine de Brampton, Stellantis honorerait les engagements pris vis-à-vis des pouvoirs publics canadiens avec le maintien d’une activité industrielle. Car quoi qu’il arrive le constructeur entend conserver une présence durable au Canada.