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Business / Vingt ans après la Rue Impériale / 12/07/2021

Quand Vincent Bolloré se réconcilie avec Lazard

C'est désormais officiel. La Banque Lazard conseille Vivendi dans le cadre de son projet de distribution de 60 % du capital d'Universal Music Group à ses actionnaires, et donc de la cotation de cette société sur Euronext Amsterdam, sans doute en septembre prochain. Une opération que Lazard a déjà intégrée à son palmarès dans le cadre des fameuses « league tables » qui classent les banques d'affaires en fonction des mandats qu'elles ont eues. Dans ce cas Lazard compte cette opération à hauteur de 39 240 millions de dollars (soit 33 milliards d'euros).

Que Lazard travaille sur une opération aussi sophistiquée n'a rien de surprenant. C'est sa spécialité. Que Vivendi, contrôlé par la famille Bolloré, ait mandaté Lazard est un signal intéressant. Car en 1999, Vincent Bolloré avait causé quelques soucis aux dirigeants de cette banque en achetant en Bourse 40 % de la Rue Impériale de Lyon, une holding gérant une partie des intérêts de la famille David-Weill, Guyot et Meyer. L'affaire avait tourné au bras de fer. Et finalement, Vincent Bolloré avait revendu sa participation au Crédit Agricole, encaissant une plus-value record. Par ailleurs, il avait profité de la restructuration des holdings Rue Impériale et Gaz et Eaux pour racheter les participations de Lazard dans Mediobanca et Generali. Ce qui lui a permis de faire nommer Antoine Bernheim à la tête de l'assureur italien, dont il estimait avoir été « chassé comme un laquais ». Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts. Le groupe Bolloré est devenu un très puissant conglomérat industriel et financier. Quant à la Banque Lazard, elle n'a plus de lien avec Michel David-Weill.

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