Alstom face à l'équation de son augmentation de capital >
C'est demain que le conseil d'administration d'Alstom se réunit afin d'approuver les comptes de l'exercice 2023-2024. Si le chiffre d'affaires devrait afficher une progression satisfaisante, le résultat pourrait être décevant. Mais c'est le free cash-flow qui devrait être surveillé avec attention car, à la fin du premier semestre, il était négatif de plus de 1,1 milliard d'euros, révélant un triple problème sur : le pilotage financier, la bonne fin de contrats stratégiques et la structure financière. Sur l'ensemble de l'exercice, il pourrait être encore négatif à hauteur de 650 millions d'euros. Ainsi, Alstom a été contraint de céder en urgence son activité de signalisation aux États-Unis pour 630 millions d'euros. C'est une première étape dans la politique de désendettement et dans les efforts faits pour conserver une notation « investment grade » à l'automne prochain. Alstom devrait donc annoncer, mercredi matin, sa volonté de procéder à une augmentation de capital dont le montant pourrait atteindre 1 milliard d'euros. Cette opération sera sujette à deux questions. La première est d'ordre technique : le nominal de l'action étant de 7 euros, il ne faudrait pas que le titre rechute et que la décote par rapport au cours de Bourse soit trop importante, sinon elle ne pourrait avoir lieu. La seconde est relative à l'equity story. Les actionnaires seraient plus enclins à souscrire des actions nouvelles sur la base d'un nouveau management plutôt que sur celle d'une gouvernance rafistolée avec un Philippe Petitcolin, ex-patron de Safran, relégué à la présidence non exécutive et un Bernard Delpit, ex-directeur général adjoint de Safran, cantonné à la bonne gestion des finances du groupe. l