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Business / Politique migratoire / 04/11/2024

Le coûteux accord avec l'Albanie est déjà mis à mal

En pleine période budgétaire, Giorgia Meloni encaisse un premier revers sur sa politique migratoire. Seulement trois jours après l'arrivée des douze premiers demandeurs d'asile dans un centre de rétention italien sur le sol albanais, le 16 octobre dernier, le tribunal de Rome a ordonné leur retour sur la Péninsule du fait de l'impossibilité de reconnaître leurs pays d'origine – le Bangladesh et l'Égypte – comme pays « sûrs ». Seuls les ressortissants des États placés par Rome dans cette catégorie étaient censés pouvoir être détenus dans les structures mises en place en Albanie.

L'Italie, qui avait bénéficié de la bienveillance d'Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, dans ce projet, n'entend pas pour autant abandonner si facilement. Le gouvernement d'extrême droite a déjà investi beaucoup de son capital politique dans ce dispositif qui se révèle, par ailleurs, être un véritable gouffre financier, alors que Rome envisage de ramener son déficit public sous les 3 % du PIB dès 2026. Le pays a déjà déboursé 65 millions d'euros pour édifier ces centres de rétention, dont le coût de fonctionnement est estimé à 160 millions d'euros par an. Pour Giorgia Meloni, il s'agit plutôt d'une épargne qui permettrait d'économiser 136 millions d'euros sur la période de l'accord (cinq ans). Le combat politique et judiciaire ne semble donc pas près de prendre fin.

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