Le groupe GL Events cherche à céder le site historique du Lingotto à Turin >
Le groupe GL Events, que dirige Olivier Ginon, cherche une issue au dossier du Lingotto, du nom de l'usine historique de Fiat, à Turin, dont il est propriétaire des murs, mais surtout exploitant des espaces pour divers salons et foires. Habituellement, GL Events n'est pas propriétaires des lieux où il organise des événements. De leur côté, la région du Piémont, le maire de Turin et la chambre de commerce, qui sont bien conscients de la valeur emblématique du Lingotto en termes d'attractivité, aimeraient reprendre la main sur ce bâtiment. Il y a, pour l'instant, deux obstacles. Le premier est l'absence de discussion entre ces collectivités et GL Events. Le second est le prix. Car le groupe lyonnais estime la valeur des seuls actifs fonciers – sans inclure le fonds de commerce événementiel – à 40 millions d'euros. Le président de la région, Alberto Cirio, le maire, Stefano Lo Russo, et le président de la chambre de commerce, Dario Gallina, ne veulent pas décaisser plus de 20 millions d'euros pour ces 100 000 m2 situés au centre de Turin. Pour justifier leur position ils ont même mandaté EY. Mais, chez GL Events, on s'étonne qu'avant même de parler prix, ces acteurs publics, qui sont prêts à faire intervenir de surcroît la Caisse des Dépôts italienne, n'aient pas cherché à établir un contact et se contentent de faire pression sur « les Français » par le biais de la presse. Pour mémoire cet actif, dénommé Lingotto Fiere, était détenu jusqu'en décembre 2023 par la holding de la famille Ginon, la société Polygone, qui l'a cédé à GL Events pour un montant de 25 millions d'euros. La raison invoquée par les collectivités publiques pour établir un prix inférieur de moitié à celui souhaité par le groupe lyonnais tient aux coûts de restructuration qui devront être supportés par les acquéreurs. À noter que si GL Events est désireux de céder le foncier il est prêt à rester exploitant des espaces d'exposition en acquittant un loyer adéquat. Un cas de figure que l'on semble exclure à Turin où il se dit qu'en cas de cession « les Français ne resteront pas gérants ».