Vers une hausse de 14,3 % du salaire fixe de Paul Hudson, Patron de Sanofi >
Selon les informations de La Lettre de L'Expansion, le comité des rémunérations de Sanofi, que préside Patrick Kron (par ailleurs président d'Imerys) et dont fait partie Clotilde Delbos (administratrice d'Axa, Alstom et Schneider) et Rachel Duan (administratrice de Kering, HSBC et Adecco), a proposé au conseil d'administration du groupe pharmaceutique, présidé par Frédéric Oudéa, que la rémunération fixe du directeur général augmente de 14,3 % cette année pour atteindre 1,6 million d'euros. Lorsqu'il a rejoint Sanofi, le 1er septembre 2019, sa rémunération fixe était de 1,3 million d'euros, avant de passer à 1,4 million en 2022. Pourtant, Paul Hudson ne paraît pas mal traité par rapport à ses pairs de l'industrie pharmaceutique puisque, selon les données du document d'enregistrement universel, sa rémunération globale (fixe, variable et rémunération en actions) se situe dans le premier quartile du panel de sociétés comparables (parmi lesquelles figurent Amgen, AstraZeneca, Bayer, Bristol Myers Squibb, Eli Lilly, GlaxoSmithKline, Merck, Novartis, Novo Nordisk, Pfizer et Roche). Au titre de 2024 la rémunération globale de Paul Hudson tutoie les 10 millions d'euros, dont 6 millions d'euros sous forme d'attribution d'actions et 2,56 millions d'euros de rémunération variable. Celle-ci s'élève à 183,25 % de la rémunération fixe en fonction du respect et de l'atteinte de certains objectifs financiers et extra-financiers. Le fait d'augmenter de 14,3 % la rémunération fixe a donc un effet d'entraînement sur la rémunération variable qui est calculée en fonction d'un certain pourcentage de la première. À cela s'ajoute la valeur des actions de performance attribuées qui peuvent représenter jusqu'à 250 % de la rémunération totale en cash. Dans son dernier rapport le Haut Comité de gouvernement d'entreprise rappelle que la rémunération fixe « ne doit, en principe, être revue qu'à intervalle de temps relativement long ».