Quand Vincent Bolloré parle d'arrêter les batteries électriques >
Surprise pour les quelques actionnaires qui se sont déplacés le 17 juin dernier à Puteaux à l'occasion de l'assemblée générale annuelle de la Compagnie de l'Odet, seule structure cotée dont Vincent Bolloré est l'un des mandataires sociaux. Cette holding détenue à hauteur de 93 % par Sofibol et des sociétés du Groupe Rivaud est l'actionnaire principale de Bolloré avec une participation de plus de 67 %. En réponse à différentes questions d'actionnaires individuels, Vincent Bolloré est revenu sur les perspectives prometteuses d'UMG, sur le fait qu'il n'existe pas de trésor caché dans les actifs de la société et sur l'avenir de son activité de batteries électriques. Alternant entre un ton badin et un ton plus grave, le PDG de la Compagnie de l'Odet a expliqué pour la première fois, en public, qu'il n'était « pas très optimiste sur la capacité d'un groupe comme le nôtre à financer longtemps de tels investissements » avant de rappeler que par le passé, Bolloré avait su arrêter sans drame des activités historiques comme le papier. Analyste de la banque privée Oddo BHF et connaissant très bien l'histoire et les activités de ce conglomérat, Jérome Bodin a commenté ces propos en expliquant qu'il s'agit « d'une rupture par rapport à la stratégie suivie par le groupe depuis quelques années » avant d'affirmer que « la porte est dorénavant ouverte pour une cession voire une fermeture ». Il reste à trouver le partenaire mondial – chinois par exemple – qui pourrait reprendre tout ou partie de cette activité.