Qui a profité de la chute du titre Casino ? >
Au moins cette fausse information a-t-elle profité à une vingtaine de hedge funds habitués des ventes à découvert (technique qui consiste à vendre des titres que l'on ne détient pas pour les racheter quelques jours plus tard sur la base d'un cours plus bas). À eux seuls, ils avaient prise sur plus d'un tiers du flottant de l'action Casino. Compte tenu de ces éléments factuels que La Lettre de L'Expansion rend publics pour la première fois, on peut se demander comment autant de fonds ont pu se retrouver vendeurs du titre Casino et quel profit ils ont tiré du plongeon du titre et de la fausse information, si rapidement diffusée. Si l'on doit parler de manipulation de cours dans le dossier Casino, peut-être est-ce davantage le fait de ces acteurs obscurs ?
La spéculation n'est en rien blâmable. Elle est comme la boule de gui sur un pommier : le symptôme d'une maladie. Et Casino, comme son actionnaire Rallye, étaient alors trop endettés. Mais le groupe de distribution dirigé par Jean-Charles Naouri avait aussi des atouts. Une note rédigée par les équipes de Lazard Frères estimait ainsi le 9 septembre 2018, l'actif net réévalué de Casino à 39,80 euros, soit un montant de 37 % supérieur au cours du moment. La baisse du cours intervenue le 31 août sur une fausse rumeur a donc servi le groupe mené par Alexandre Bompard. Ce même jour, à 18 h 51, Matthieu Pigasse, alors patron de Lazard Frères envoyait un bref mail à Ken Jacobs, CEO de Lazard Group : « Carrefour nous a mandatés aujourd'hui pour travailler sur une éventuelle offre concernant Casino »…l
Suite de cette enquête lundi 22 septembre 2025