Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Business / Procédure / 24/11/2025

La Cour de Cassation devrait donner raison à Vivendi et au groupe Bolloré qui va équiper en batteries des scooters électriques

C'est demain mardi 25 novembre que la Cour de cassation étudiera le pourvoi effectué par les sociétés Bolloré et Vivendi après un jugement de la Cour d'appel de Paris du 22 avril 2025 estimant que Bolloré assumait bien le contrôle de Vivendi, il y a un an au moment des opérations ayant mené à la scission du groupe présidé par Yannick Bolloré et dirigé par Arnaud de Puyfontaine. Ce jugement contredisait donc la décision de l'Autorité des marchés financiers du 13 novembre 2024 qui avait retenu l'absence de contrôle.

Mais selon une indiscrétion révélée par le quotidien Le Monde, les jeux de ce nouveau procès sont déjà presque faits. Puisque Irène Luc qui occupe les fonctions de première avocate générale de la Chambre commerciale, financière et économique depuis le 2 janvier dernier s'apprêterait à casser la décision de la Cour d'appel. Mieux encore, elle aurait fait savoir au fonds activiste Ciam, comme à Bolloré et à Vivendi, qu'elle recommanderait à la Cour de procéder à une « cassation sans renvoi ». Ce qui reviendrait à en terminer avec cette affaire menée de main de maître, côté Bolloré, par Dominique Bonpoint, l'un des meilleurs avocats en droit boursier. Surtout, la Cour de cassation, dont la mission est d'apprécier la manière dont la justice a été rendue s'apprêterait à se prononcer sur le fond – ce qui est rare – en préconisant une « lecture arithmétique » de la loi. Alors que la Cour d'appel avait estimé, en avril dernier qu'il fallait prendre en compte des éléments aussi subjectifs que « la qualité de principal actionnaire de celui dont le contrôle est allégué », son « éventuelle position stratégique » au sein de l'Assemblée des actionnaires et « la notoriété dont il est susceptible de bénéficier ». Une telle appréciation aurait pu conduire à décider que Martin Bouygues avait le contrôle de fait de Bouygues, que Françoise Bettencourt-Meyers avait le contrôle de fait de L'Oréal ou que la famille Del Vecchio avait celui d'EssilorLuxottica.

Si toutes ces décisions sont effectivement rendues publiques vendredi prochain, il faudra savoir gré à la Cour de cassation d'avoir pris une décision qui rend la place de Paris plus sûre, et d'avoir jugé aussi vite sur un sujet majeur. l

Le jour même où Sébastien Lecornu réunissait à La maison de la Chimie des grands patrons pour un sommet « Choose France » consacré aux investissements en France, l'état-major de Bolloré était en terre bretonne à Ergué-Gabéric, dans le Finistère, pour dévoiler les performances de la nouvelle batterie Gen4 mise au point par Blue Solutions qui offre 68,8 % d'autonomie supplémentaire sur un deux-roues électrique. Cette nouvelle génération de batteries offre des performances supérieures aux technologies traditionnelles. Au début de cette année, le groupe Bolloré a lancé un projet de scooter électrique BeeWi, pour fournir une solution « plug-and-play » de batterie, offrant une plus grande densité énergétique, et une autonomie accrue grâce à cette technologie, sans compromis sur l'encombrement ou le poids. Le 2 octobre dernier un test a été réalisé, sous contrôle d'huissier, avec un scooter électrique du constructeur breton Easy-Watts. Lors du premier essai, équipé de la batterie d'origine, le véhicule a atteint une autonomie de 62,9 km. Un second essai, intégrant la batterie Gen4 a permis au deux-roues d'atteindre une autonomie de plus de 106 km, soit 68,8 % de plus que la batterie d'origine. Pour une voiture, cette avancée pourrait faire passer l'autonomie de 600 km à plus de 1 000 km par charge.

Cette semaine, dans la rubrique Business
Mais aussi