Pourquoi TotalEnergies a fait affaire avec Daniel Kretínský… >
Il y a une semaine le groupe TotalEnergies que dirige Patrick Pouyanné a annoncé avoir conclu un accord avec le groupe tchèque EPH afin d'acquérir 50 % d'une plateforme de production flexible d'électricité (centrales à gaz et à biomasse, batteries) en Europe de l'Ouest (Italie, Royaume-Uni et Irlande, Pays-Bas, France), valorisée à 10,6 milliards d'euros. Cet accord prévoit qu'EPH, dont le principal actionnaire est Daniel Kretínský, recevra l'équivalent de 5,1 milliards d'euros en actions TotalEnergies via l'émission de 95,4 millions d'actions, sur la base d'un prix égal à la moyenne pondérée par les volumes des cours des vingt séances de Bourse ayant précédé le 16 novembre, soit 53,94 euros par action. Cela représente environ 4,1 % du capital social de TotalEnergies. Cette opération permet à ce dernier de doubler sa capacité nette de génération d'électricité sur base flexible (centrales à gaz et batteries). Avec des actifs situés dans les principaux pays européens. De fait le groupe « investit en un an » les 5 milliards d'euros prévus initialement pour être dépensés sur 5 ans. Surtout, la construction de nouvelles centrales aurait entraîné un coût de 1,2 million d'euros par mégawattheure. Alors qu'avec cette acquisition le même mégawattheure revient à 700 000 euros. De fait, la branche Électricité intégrée de TotalEnergies contribuera directement à l'apport de flux de trésorerie positifs dès 2027 et non pas à partir de 2028 comme c'était initialement prévu.