Gabriel Attal déroule le calendrier de printemps de sa "Nouvelle République" >
Gabriel Attal à l'offensive : livre "bilan" prévu en juin, changement de nom pour le parti qu'il préside, soirées-débats avec des personnalités de la société civile... Comme un air de campagne ?
Les municipales passées tant bien que mal pour le parti Renaissance - Bordeaux et Annecy gagnées, Paris, Lyon, Nice ou Marseille perdues - son président Gabriel Attal remonte sur son cheval. Avec un plan en trois points, déroulé ce 27 mars lors d’un "brief" par son entourage.
D’abord, il publiera un livre sur le mode "bilan et perspectives" au titre encore secret, le 23 juin, pour tirer les leçons de ses "six années d’exercice du pouvoir" et dessiner l’avenir. En même temps que son président fera une "tournée" de dédicaces et déplacements chez ses nouveaux maires à Rodez ou Annecy, le parti - qui décidera lors d’un prochain "burex" (bureau exécutif) s’il adopte (ou pas) le nom de Nouvelle République - organisera trois "Nuits de la Nouvelle République". Soit, sur le modèle de celle réunie en janvier dernier au Palais Brongniart à Paris, autant de soirées-débats avec des personnalités de la société civile, des élus ou des intellectuels. Ces soirées seront à la fois thématisées et délocalisées : le 28 avril à Lyon sur les institutions et l’éducation, le 5 mai à Bordeaux sur l’écologie et la transition climatique et le 20 mai à Strasbourg, sur l’international.
Au menu enfin, un "Printemps de la Nouvelle République", débat interne destiné à faire phosphorer les militants sur les idées, autour d’une dizaine de grandes thématiques programmatiques (santé, éducation, organisation territoriale…), avant un grand meeting à Paris ou en région parisienne, début juin, pour "reprendre la parole de façon un peu forte", et "assumer une forme démonstration de force".
Les entreprises de taille intermédiaires invitées… à donner leurs idées
Les députés du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée, que préside aussi Gabriel Attal, organisent ce 1er avril, au palais Bourbon, un premier "Parlement des ETI". Sont attendus, sur une demi-journée précédée d’un cocktail déjeunatoire présidé par Gabriel Attal où interviendront Philippe d’Ornano, président de Sisley et du METI, et Agnès Pannier-Runacher, ex-ministre et députée du Pas-de-Calais, quelques 150 chefs de ces "entreprises de taille intermédiaire" (c’est-à-dire qui comptent 250 à 5 000 salariés, pour un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliard d’euros).
Deux sessions sont ensuite au programme, animées par la députée de Paris et ancienne ministre Olivia Grégoire et son collègue élu de l’Essonne et spécialiste des start-up Paul Midy. Objectif, recueillir les priorités "pour les dix années qui viennent" de ces chefs d’entreprise qui représentent "un tiers de l’économie française" pour la première ; et pour la seconde - à laquelle la presse n’est pas conviée - des suggestions de dispositions à inscrire dès cette année au projet de Budget pour 2027.