Stellantis risque une amende européenne de 1,25 milliard d’euros >
Selon une étude récemment publiée par Dataforce, Stellantis, le troisième constructeur automobile mondial que dirige Antonio Filosa et que préside John Elkann, fait face à un risque de pénalité de près de 1,25 milliard d’euros au cours des seize premiers mois du nouveau cycle réglementaire européen. Un chiffre colossal qui illustre à quel point la transition électrique est désormais une question de survie financière pour les grands groupes automobiles historiques.
Il y a quelques mois, Stellantis avait échappé de justesse à une amende estimée à plus de 800 millions d’euros sur le seul marché italien, grâce à un assouplissement temporaire de la réglementation européenne. Mais ce répit accordé par Bruxelles n’a rien résolu sur le fond. Il n’a fait que repousser l’échéance. Depuis 2025, la réglementation européenne impose aux constructeurs des normes d’émissions moyennes de CO₂ strictes. Pour la période 2025-2027, le seuil moyen est fixé à 93,6 grammes par kilomètre. Tout gramme dépassant cet objectif entraîne une pénalité de 95 euros par véhicule vendu.
Selon les calculs de Dataforce, le constructeur automobile le plus en difficulté aujourd’hui serait le groupe Volkswagen, avec un risque théorique estimé à 2,3 milliards d’euros. Mais Stellantis aurait déjà immatriculé près de 2,3 millions de véhicules en Europe sur la période étudiée, avec des émissions moyennes de 102,1 g/km, contre un objectif de 96,2 g/km. Résultat : une exposition théorique d’environ 1,25 milliard d’euros.