Un vote sans suspense le 1er juillet >
Mise au vote ce mardi, la motion de censure du gouvernement déposée par le groupe PS, dont l'adoption suppose que la majorité absolue des 577 députés (soit 289) vote « pour », ne le sera que si le RN (123) revient sur son choix annoncé de ne pas la voter, et s'ajoute aux 192 élus de gauche. Cosignée par ses 66 députés – François Hollande et Aurélien Rousseau y compris –, elle est déposée au motif de la « trahison de la parole donnée », le Premier ministre ayant à ses yeux, par sa réponse à son président Boris Vallaud ce 24 juin, le lendemain de l'échec du « conclave » sur la réforme des retraites, « fermé la porte à un projet de loi donnant le dernier mot au Parlement sur tous les aspects de la réforme de 2023 », contrairement à son engagement écrit du 16 janvier. Et l'annonce par le Premier ministre ce 26 juin d'une « démarche législative » à l'automne et de « dispositions de compromis » introduites au PLFSS 2026 n'y a rien changé