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Pouvoirs / Commission d'enquête / 02/03/2026

Audiovisuel public : sanctions demandées après une commission d’enquête houleuse

Le député Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission d’enquête sur la neutralité de l’audiovisuel public (photo D.R.).

Nouveaux soubresauts, au sein de la tumultueuse commission d’enquête sur la neutralité de l’audiovisuel public, présidée par Jérémie Patrier-Leitus et rapporté par Charles Alloncle. Avant d’auditionner ce 24 février les présentateurs et créateurs de contenus Hugo Clément et Samuel Étienne, son président a d’abord rappelé à l’ordre Nadège Abomangoli, vice-présidente LFI de l’Assemblée et membre de la commission, jugeant "intolérable" qu’elle ait qualifié Hugo Clément de "facho".

La commission a ensuite auditionné le 25 février Stéphane Courbit, François Riahi et Alexia Laroche-Joubert, respectivement président, DG et DG France de la société de production Banijay Group. Puis elle a longuement interrogé, ce 26 février Pierre-Antoine Capton, président de la société de production Mediawan, accompagné de quatre de ses cadres dirigeants. Son président Jérémie Patrier-Leitus a toutefois dû suspendre la séance, suite à un (nouvel) échange tendu du rapporteur Charles Alloncle avec, cette fois, Erwan Balanant (Modem, Finistère). Celui-ci étant sorti en lançant à l’adresse du premier "T’inquiète, on va te régler", le rapporteur, y a vu une menace, et a demandé des sanctions à son égard. En fin de séance, le député du Finistère est revenu expliquer que le rapporteur avait eu un geste déplacé à son égard, qu’il avait voulu s’exprimer sur le fond, en défense d’un "champion" de l’industrie culturelle française, injustement malmené par le rapporteur à ses yeux, et a présenté des excuses.

Ce n’était pas tout. Prévue en début d’après-midi, ce 26 février, l’audition conjointe des trois actionnaires Mediawan, Xavier Niel, Jérôme Nommé, président de KKR France, et Matthieu Pigasse, le premier étant annoncé en visioconférence, n’a pas eu lieu. Mais, une demi-heure après celle de la convocation, le président Jérémie Patrier-Leitus a indiqué que le secrétariat de Xavier Niel lui avait fait part d’un "empêchement urgent, impossible à différer et indépendant de sa volonté", qui l’empêchait de participer à l’audition. Après avoir rappelé les sanctions prévues - 2 ans de prison et 7 500 euros d’amende - au cas de refus de comparaître, et indiqué que "sauf cas très exceptionnel, décès d’un proche, hospitalisation, une personne dont l’audition a été prévue ne peut s’y soustraire", Jérémie Patrier-Leitus a annulé l’audition. Et annoncé vouloir la "reprogrammer fin mars".

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