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Business / Construction / 22/06/2026

Saint-Gobain cherche à céder sa participation de 25 % dans la fonderie australienne de Tomago

La fonderie d'aluminium de Tomago (photo D.R.).

Saint-Gobain, le fabricant français de matériaux de construction que dirige Benoit Bazin, cherche à vendre sa participation de 25 % dans la fonderie d'aluminium de Tomago, qu’il a trouvée lors de son rachat de l’australien CSR il y a deux ans. Les discussions auraient commencé entre le gouvernement fédéral et l'actionnaire majoritaire Rio Tinto au sujet d'un accord de sauvetage visant à stabiliser la fonderie déficitaire.

Cette fonderie située près de Newcastle (en Australie) consomme plus de 10 % de l'électricité de la Nouvelle-Galles du Sud, mais risque de fermer ses portes faute d'électricité renouvelable abordable à long terme. Il y a quelques semaines Rio Tinto avait laissé envisager une cessation d’activité pour cette usine qui est fortement handicapée par la flambée des prix de l'électricité. Plusieurs fonderies australiennes se préparent à passer à une énergie 100 % renouvelable au cours de la prochaine décennie. Tomago Aluminium avait annoncé en 2021 qu'elle serait, "en pratique", 100 % renouvelable d'ici 2029.

Pour Saint-Gobain, cette participation est un petit cadeau empoisonné trouvé lors du rachat de l’australien CSR. Ce groupe connait une forte demande et pourrait voir son chiffre d’affaires progresser de 50 % d'ici cinq à six ans grâce à une croissance organique et à des acquisitions ciblées. Et cela en dépit des difficultés liées aux obtentions de permis de construire et aux difficultés pour accéder à la propriété en Australie. Pour Benoit Bazin les fondamentaux du marché australien des matériaux de construction restent solides.

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