Présidentielle : Édouard Philippe structure sa garde rapprochée >
Edouard Philippe commence à structure sa future équipe de campagne, en essayant de jouer l'ouverture et le dialogue avec les forces du bloc central et de la droite modérée.
- Ce qu’il faut savoir. Une semaine après avoir réuni les cadres de son parti, Horizons, au Centre des congrès de Reims (ville dirigée par Arnaud Robinet, fidèle soutien de l’ancien Premier ministre), Édouard Philippe poursuit la structuration de son dispositif présidentiel. Le maire du Havre a commencé à structurer une direction collégiale, confiée à Christophe Béchu, maire d’Angers, ancien ministre et secrétaire général d’Horizons, Gilles Boyer, eurodéputé, délégué général du parti et compagnon de route historique, ainsi qu’à Marie Guévenoux, ancienne ministre déléguée aux Outre-mer, ex-députée Renaissance et jusqu’ici conseillère spéciale de Gérald Darmanin au ministère de la Justice.
- L’info à retenir. Cette équipe ne constitue pas seulement un organigramme de campagne, elle dessine une stratégie d’ouverture. Christophe Béchu doit incarner le réseau des élus locaux et le dialogue avec les forces du bloc central et de la droite modérée. Marie Guévenoux, ancienne trésorière de Renaissance et passée par la campagne d’Alain Juppé lors de la primaire de 2016, apporte son expérience de l’organisation, du financement et de la structuration d’une machine électorale. Par ailleurs, Arnaud Robinet, maire de Reims, a succédé à Christian Estrosi à la tête de l’Assemblée des maires Horizons.
- Entre les lignes. L’arrivée de Marie Guévenoux ne vaut pas ralliement de Gérald Darmanin, mais elle ouvre une passerelle avec les soutiens du ministre de la Justice. De la même manière, le recrutement de Ziad Gebran, ancien conseiller de Sébastien Lecornu aux Collectivités territoriales, aux Outre-mer puis aux Armées, permet à Édouard Philippe de montrer qu’il ne veut pas rester enfermé dans le seul périmètre d’Horizons. Ce communicant a rejoint le pôle chargé des études d’opinion et du suivi électoral.
- Ce que cela révèle. Le parti fondé au Havre en 2021 demeure le socle politique d’Édouard Philippe, mais ses proches travaillent désormais à une structure capable d’agréger progressivement des élus issus de Renaissance, du centre droit ou de LR. Le meeting parisien, prévu le 5 juillet à l’Adidas Arena, doit précisément illustrer cette montée en puissance.