Gagnants et perdants des arbitrages réalisés par le fonds norvégien >
Le Norges Fund, qui est le plus gros fonds souverain de la planète avec 1 552 milliards de dollars d'actifs, dont 1 100 milliards investis en actions, a vu sa valeur progresser de 16,1 % l'an passé. Ce qui constitue une performance satisfaisante. Créé en 1990 pour investir et recycler les revenus pétro-gaziers de la Norvège, il a notamment profité de la forte hausse des valeurs technologiques américaines puisque 10 % de son portefeuille d'actions est concentré sur Microsoft, Apple, Alphabet, Amazon, Nvidia et Meta. Les investissements de ce fonds sont scrutés chaque année avec attention dans la mesure où il a fait des critères ESG (environnement, durabilité et gouvernance) le principal critère de ses choix d'investissement. Alexandre Bompard doit donc se satisfaire d'avoir vu le Norges Fund passer en un an de 1,06 à 1,44 % du capital de Carrefour. Idem pour Antoine de Saint-Affrique, le patron de Danone, groupe dont le fonds norvégien détient désormais 2,4 % du capital contre 1,85 % il y a un an. L'autre grand gagnant c'est Publicis où le fonds a multiplié par quatre sa mise. Enfin, il semble que Vincent Bolloré effraie moins en Norvège qu'en France, puisque le fonds souverain a fortement accru sa part au capital de Bolloré SE et de Vivendi au cours de l'année passée. À l'inverse, il a divisé par trois sa part au capital d'Alstom, d'Eutelsat, de la Fnac et d'Imerys. Et il ne détient plus que 1,28 % de Kering contre 1,74 % il y a un an. On notera que le fonds détient toujours 2,42 % de TotalEnergies (pour 3,7 milliards d'euros) alors qu'il y a un an il avait annoncé son intention de céder ses participations dans les sociétés d'exploration et de production de pétrole et de gaz.