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Business / Menaces chinoises / 28/10/2024

Le garde-temps suisse en danger ?

Une crise profonde touche l'industrie horlogère suisse, estime Grégory Pons : « Les modèles ne font plus rêver les nouvelles générations. La stratégie de montée en gamme des grandes enseignes, atteint ses limites. » Rappelons que la Suisse, qui ne produit que 2 % du total des garde-temps fabriqués dans le monde, s'arroge plus de 50 % du marché horloger mondial en valeur. Plus de 95 % des montres vendues plus de 1 000 francs suisses sont produites dans le pays alpin. À titre de comparaison, la Chine continentale exportait 534,4 millions d'unités en 2023 pour prix moyen à l'export de 4 dollars. Or, « les montres de luxe produites par la Chine ont de moins en moins à envier au “made in Switzerland” (il faut qu'au moins 60 % des coûts de production d'une montre prise dans son ensemble soient d'origine suisse), estime l'expert pour qui un sursaut doit intervenir. « Le salut de l'horlogerie suisse viendra des créateurs que le “clan des patriciens genevois” se mobilise pour garder dans un giron helvétique, organisant un barrage ferme aux ambitions d'acquisition de groupes étrangers. Un clan où Rolex (qui, avec 10,1 milliards de francs suisses, soit le même chiffre d'affaires que les quatre autres marques du top cinq réunies (Cartier, Omega, Aude-mars Piguet et Patek Philippe) est toujours en bonne place.

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