Le plan stratégique de GBL n'a pas convaincu les investisseurs >
Ian Gallienne, directeur général du Groupe Bruxelles-Lambert – dont l'épouse, Ségolène Frère, est l'une des principales actionnaires – avait convoqué les analystes financiers, le 7 novembre dernier, pour une présentation… qui a fait un flop, comme en témoigne le repli de l'action de 6 %. Et cela, en dépit des efforts de Frédéric Oudéa, adoubé il y a un an comme senior executive advisor, pour expliciter les projets d'investissements de la holding belge d'ici à 2027. Si Ian Gallienne espérait faire remonter son cours de Bourse en se fixant comme objectif de générer un rendement total annuel pour l'actionnaire (TSR) à deux chiffres, sur la période 2024-2027, cela n'a pas été couronné de succès. Pour preuve, la décote est à un niveau presque record par rapport à une valeur d'actif net réévalué de 118 euros, pourtant en hausse de 3,8 % depuis le début de l'année. Les investisseurs ont, semble-t-il, été déçus par le manque d'audace des dirigeants qui entendent consacrer, au cours des trois prochaines années, autant d'argent en rachats d'actions et dividendes – soit 3 milliards d'euros – qu'en nouveaux investissements. Alors qu'au cours de cette période, GBL s'attend à disposer d'une marge de manœuvre de 7 milliards d'euros. Cette approche très conservatrice reflète aussi une forme de passivité de la famille Desmarais, même si Paul Desmarais III reste administrateur. On est très loin de l'audace créatrice de Paul Desmarais (grand-père) et d'Albert Frère.