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Business / Conglomérat / 18/11/2024

Le plan stratégique de GBL n'a pas convaincu les investisseurs

Ian Gallienne, directeur général du Groupe Bruxelles-Lambert – dont l'épouse, Ségolène Frère, est l'une des principales actionnaires – avait convoqué les analystes financiers, le 7 novembre dernier, pour une pré­sentation… qui a fait un flop, comme en témoigne le repli de l'action de 6 %. Et cela, en dépit des efforts de Frédéric Oudéa, adoubé il y a un an comme senior executive advisor, pour expliciter les projets d'investis­sements de la holding belge d'ici à 2027. Si Ian Gallienne espérait faire remonter son cours de Bourse en se fixant comme objectif de générer un rendement total annuel pour l'actionnaire (TSR) à deux chiffres, sur la période 2024-2027, cela n'a pas été couronné de succès. Pour preuve, la décote est à un niveau presque record par rapport à une valeur d'actif net réévalué de 118 euros, pourtant en hausse de 3,8 % depuis le début de l'année. Les investisseurs ont, semble-t-il, été déçus par le manque d'audace des dirigeants qui entendent consacrer, au cours des trois pro­chaines années, autant d'argent en rachats d'actions et dividendes – soit 3 milliards d'euros – qu'en nouveaux investissements. Alors qu'au cours de cette période, GBL s'attend à disposer d'une marge de manœuvre de 7 milliards d'euros. Cette approche très conservatrice reflète aus­si une forme de passivité de la famille Desmarais, même si Paul Desmarais III reste administrateur. On est très loin de l'audace créatrice de Paul Desmarais (grand-père) et d'Albert Frère.

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