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Business / Infrastructures / 20/01/2025

InfraVia Capital et Antin à l'assaut de Louis-Dreyfus Armateurs

La décision de la famille Louis-Dreyfus d'ouvrir le capital de la société Louis-Dreyfus Armateurs a suscité l'intérêt des deux principaux fonds d'infrastructures en France : InfraVia Capital, que dirige Vincent Levita, et Antin Infrastructures Partners, conduit par Alain Rauscher. Le premier est un amateur de rugby. Le second est un chasseur. Quant à Philippe Louis-Dreyfus, 79 ans, le président du conseil de surveillance de Pacemar, holding familiale qui possède 100 % de la société d'armement maritime, il apprécie à la fois la chasse et le rugby. Son fils, Édouard Louis-Dreyfus, qui mène les discussions avec l'aide de Nicolas Bonnault, associé-gérant chez Rothschild & Co et de la banque Oddo BHF, a reçu, outre les marques d'intérêt d'InfraVia Capital et d'Antin, une proposition du fonds britannique ICG et une autre de la firme havraise Sogestran, appartenant à la famille Girardet. De sources bancaires, celle-ci convoiterait la totalité du capital de Louis-Dreyfus Armateurs pour une valorisation de l'ordre de 300 millions d'euros, alors qu'InfraVia et Antin n'ont fourni des offres que dans le cadre de l'achat de la majorité du capital. La valorisation proposée par Sogestran paraît faible compte tenu de la valeur d'inventaire de 217 millions d'euros qui figure au bilan de Pacemar pour l'ensemble des titres Louis Dreyfus Armateurs. Une chose est sûre, Philippe Louis-Dreyfus fera en sorte que le nouveau partenaire soit français. Car l'entreprise était celle de son père, Pierre Louis-Dreyfus, qui s'est distingué comme officier dès août 1939 avant d'entrer en résistance et de rejoindre Londres où il a combattu au sein de la Royal Air Force. Le général de Gaulle en a fait un compagnon de la Libération, un grand officier de la Légion d'honneur et même un membre du conseil de l'Ordre de la Libération.

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