Une motion de censure "climatique"… pour rien ?
Annoncée le 30 juin par sa présidente Cyrielle Chatelain et déposée ce 2 juillet, la motion de censure du groupe Écologiste et Social visant à condamner l’impréparation du gouvernement face aux vagues de chaleur pourtant annoncées et plus généralement son inaction climatique, doit être mise au vote ce 6 juillet, après-midi.
Déposée par le groupe Écologiste et social dont 32 des 38 députés l’ont signée (à l’exception, donc de Delphine Batho, Nicolas Bonnet, Jérémie Iordanoff, Catherine Hervieu, Jean-Louis Roumégas et Éva Sas), cette motion est cosignée par 25 élus LFI et un apparenté PS, le régionaliste basque Peio Dufau (Pyrénées-Atlantiques).
Elle ne sera vraisemblablement pas adoptée, même si les députés Écologistes et LFI, les communistes probablement et certains députés PS voteront pour. En réunion de groupe le 1er juillet, le premier secrétaire Olivier Faure a ainsi plaidé pour un vote favorable. Mais cela ne suffira pas pour atteindre la majorité de l’Assemblée requise (289 députés). Sauf subite volte-face du RN (et de son allié l’UDR d’Éric Ciotti). Ce dernier l’a annoncé et résumé par la voix de Sébastien Chenu, député du Nord, ce 1er juillet, devant la presse parlementaire : "On ne va pas rendre service à madame Chatelain".